Sous un soleil de plomb et pour le premier 14 juillet de la Libération, la capitale renoue, avec les manifestations des jours de fête nationale. Le modèle en avait été initié dix ans auparavant par la gauche politique, syndicale et associative en voie de rassemblement vers le Front populaire. En 1945, comme en 1935, il s’agit de démontrer, dans la rue, l’approbation citoyenne massive aux conclusions d’assises nationales réunies du 10 au 13 juillet sous l’enseigne d’États généraux de la Renaissance française.
Par Danielle Tartakowsky. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). S’employant à capter la crise politique et le désarroi de la population, durement frappée par la crise économique, les ligues et mouvements d’extrême droite appellent à manifester et convergent vers l’Assemblée nationale. Faute de soutiens, Daladier démissionne et la droite reprend le pouvoir.
Par Jean Vigreux. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Au lendemain des émeutes fascistes du 6 février 1934, PCF et SFIO réagissent séparément avant de s’unir pour contenir la montée du fascisme et les menaces que celle-ci fait peser sur la République.
Par Danielle Tartakowsky. Face au 6 février 1934, les organisations ouvrières répondent en ordre dispersé, avant que la grève générale du 12 février ne réunisse pour la première fois la France entière dans une défense commune de la République contre la menace fasciste.
Par Jean Vigreux. Face à l’effondrement des revenus agricoles et à la multiplication des saisies dans les années 1930, de nouvelles formes de luttes collectives – « folle enchère », obstruction aux huissiers, grève de l’impôt – sont portées par un syndicalisme de classe. Leur popularité auprès du monde rural ancre durablement le PCF dans les campagnes françaises.
Par Serge Wolikow. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024) . Ce n’est pas Léon Blum qui, en 1934, avança ce mot d’ordre de front populaire, mais Maurice Thorez. D’abord un mot d’ordre, le Front populaire est également un mouvement social et une expérience gouvernementale.
Par Pierre Dharréville. Écrivain et secrétaire général de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, Paul Vaillant-Couturier incarne l’engagement culturel du PCF dans la dynamique du Front populaire, travaillant à rassembler intellectuels et artistes dans un vaste front antifasciste.
Par Gilles Richard. Intellectuel, économiste et homme politique, Claude-Joseph Gignoux incarne la figure du «permanent patronal» qui, à la tête de la CGPF à partir d’octobre 1936, met ses talents au service du patronat pour combattre le Front populaire.
Par Maurice Thorez. Article publié dans les Cahiers du Bolchévisme en 1935 dans lequel il appelle à dépasser l’unité antifasciste pour engager une lutte contre le capital, en développant comités populaires, groupes d’autodéfense et campagnes de masse sous la direction du Parti communiste
Par Julie Bourgeois. Les élections municipales de 1935 marquent un tournant dans l’implantation du PCF, qui double le nombre de communes qu’il administre et consolide la « banlieue rouge » parisienne, révélant une géographie du communisme municipal fortement ancrée dans les espaces industriels et ouvriers.
Retrouvez les dossiers consacrés au Front populaire dans les Cahiers du communisme, les Cahiers d’histoire, La Nouvelle critique ou encore Société française.
Par David Chaurand. Malgré le succès du 12 février 1934, l’unité syndicale se réalise lentement : il faut attendre la manifestation du 14 juillet 1935 pour que CGT et CGTU surmontent leurs divisions et fusionnent en mars 1936 au Congrès de Toulouse en une confédération réunifiée de 785 000 adhérents.
Par Eloïse Dreure. Au moment du Front populaire, le Parti communiste en Algérie occupe une position à la fois marginale et stratégique dans le champ politique colonial. Faiblement implanté au début des années 1930, affaibli par la répression et par les effets de la radicalisation anticolonialiste impulsée par l’Internationale communiste, il connaît, à partir de 1934, un regain d’activité lié à la dynamique antifasciste. Ce renouveau s’inscrit toutefois dans un cadre profondément contraint, qui éclaire les ambiguïtés de son rôle.
Par Stéphane Bonnéry. En matière d’éducation, le Front populaire porte une ambition de démocratisation scolaire dont la mesure emblématique – l’allongement de la scolarité obligatoire de 13 à 14 ans – s’inscrit dans un projet plus large d’ouverture de l’enseignement secondaire et de renouvellement des contenus, que les résistances politiques et budgétaires ne permettront que partiellement de réaliser.
Par Danielle Tartakowsky. À partir du 12 février 1934, les mobilisations contre le fascisme et la crise se sont exprimées presque exclusivement par le biais de manifestations de rue…
Par Jean Vigreux. La cellule communiste du hameau de Bussy dans le village d’Anost dans le Morvan de Saône-et-Loire est fondée au moment du Front populaire, en septembre 1936, elle n’a pourtant pas laissé de trace importante au sein des archives…
Par Jean Vigreux. Si les mobilisations du monde rural restent dans les mémoires avec le film de Jean Renoir « La vie est à nous », elles concernent essentiellement les exploitations familiales (en fermages et métayages), mais on ne voit pas les ouvriers agricoles en grève…
Par Julie Bourgeois. Les trois cartes ci-dessous donnent à voir la géographie de la progression du vote communiste et des forces politique du Front populaire. La gauche progresse sur l’ensemble du territoire, portée par une forte poussée communiste dans les bastions ouvriers, mais cette dynamique reste inégale selon les régions.
Séance 4 des ateliers d’histoire du communisme, avec Jean Vigreux, Corentin Lahu, Eloise Dreure, Gabriele Siracusano, Romain Robinet, Serge Wolikow et Gilles Richard.
Par Danièle Fraboulet. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Face au gouvernement du Front populaire, le patronat organisé en branche professionnelle et confédéré se montre prêt à céder des augmentations de salaire en échange d’une interdiction des occupations d’usine et un abandon de la réduction du temps de travail.
Par Corentin Lahu. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Le 26 avril 1936, les partis de gauche emportent les élections législatives malgré la violente campagne de l’extrême droite…
Par Claire Blandin. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Alors que la presse joue depuis la Révolution un rôle important dans le débat politique, la gauche mise, au mitan des années 1930, sur la radio pour contrer la propagande sur papier de l’extrême droite.
Par Guillaume Roubaud-Quashie. La bataille du Front populaire, partenariat avec L’Humanité (2024). Si la jeunesse étudiante est souvent dorée et penche à droite ou à l’extrême droite, les jeunes travailleurs des champs et des villes vont grossir les rangs des organisations du Front populaire et des jeunes communistes en particulier.
Par David Noël. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Face à la montée du fascisme et contre l’exploitation par les propriétaires fonciers, les paysans se sont aussi mobilisés.
Par Stéphane Sirot. La bataille du Front populaire, partenariat avec L’Humanité (2024). Défense de la démocratie, libertés syndicales, réduction du temps de travail et protections sociales sont les grandes lignes du programme du Front populaire rendu public le 9 janvier 1936.
Par Frédéric Monier. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Hostiles au PCF et à la SFIO, les droites républicaines s’allient au Parti radical pour gouverner. En 1935, une partie d’entre elles optent pour l’union avec l’extrême droite. La dissolution des ligues entraîne la constitution de premiers partis de masse.
Par Adeline Blaszkiewicz-Maison. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Plébiscitée par la base, l’unité ne fait pas l’unanimité au Front populaire. Au Parti radical, certains renvoient dos à dos fascistes et communistes, tandis que le programme économique suscite des oppositions à la SFIO.
Par Olivier Chovaux et François da Rocha Carneiro. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Les organisations du Front populaire prônent la démocratisation du sport et entendent ainsi contester sa récupération par les pouvoirs et mouvements fascistes.
Par Zoé Grumberg. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). À la veille du Front populaire, la France compte 3 millions de résidents étrangers. À gauche, le PCF s’emploie à les organiser.
Par Vincent Chambarlhac. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Dès février 1934, la lutte contre la menace fasciste se mène dans les milieux des lettres et des arts.
Par Michel Pigenet. La bataille du Front populaire, série en partenariat avec L’Humanité (2024). Dès le lendemain des émeutes du 6 février 1934, les syndicats font front contre l’extrême droite. D’abord séparément, ils vont sous la pression de la base et la constitution du Front populaire cheminer vers l’unité qui conduira à la réunification de la CGT et de la CGTU.
Vidéo de la rencontre du 18 juin 2024 avec Alain Ruscio et Serge Wolikow. Retour sur l’histoire du Front populaire qui a conduit à la victoire de la gauche aux élections législatives de 1936 générant au sein des classes populaires un véritable espoir de changement.
Par Corentin Lahu. Le 24 mai 1936, la manifestation au mur des Fédérés réunit près de 600 000 personnes, faisant de ce rituel ouvrier devenu symbole antifasciste un puissant accélérateur du grand mouvement social qui s’apprête à bouleverser la France.
Par Corentin Lahu. Fondé en 1922 par l’Internationale communiste, le Secours rouge international et sa section française soutiennent les militants révolutionnaires victimes de la répression, incarnant la solidarité internationaliste au cœur de la galaxie communiste.



