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Histoire des communismes : entre histoire globale et histoire nationale. Saison 2020 - 2021
Fondation Gabriel Péri-MSH Dijon-Université de Rouen

Dernière séance:

Le Congrès de Tours vu dʼen bas (2)

Journée d’étude de la Société française d’histoire politique en lien avec les Fondations Jean Jaurès, Gabriel Péri et la MSH Dijon, le vendredi 4 juin 2021.

Voir la première séance qui a eu lieu 15/01/2020

«Même orienté d’en haut, il a été fait d’en bas»,
Ernest Labrousse

L’enquête lancée par la SFHPo sur le congrès de Tours avance assez bien (presque une quarantaine de fédérations font l’objet d’une analyse précise), même si les archives n’ont pas toujours été accessibles en cette période de confinement. En revanche, grâce à Gallica et à Retronews, mais aussi la coopération avec d’autres institutions, (comme le Maitron, le Musée d’histoire vivante de Montreuil, les archives mises en ligne sur le portail PANDOR de la MSH de Dijon et les Fondations Jean Jaurès et Gabriel Péri), nous serons en mesure de proposer une synthèse renouvelée.

Non seulement grâce à un travail de dépouillement exhaustif sur les délégués ou militants présents à Tours (qui modifiera un peu les données jusqu’à l’heure publiées grâce au film de la fondation A. Kahn et les photographies entièrement revues), mais aussi sur les fédérations et les enjeux locaux cumulés aux enjeux nationaux et internationaux.

Le rôle de la presse et des journalistes envoyés à Tours est aussi fondamental dans ce travail. Toutefois derrière les logiques locales, fédérales, il est utile de replacer cet événement dans une histoire transnationale où circulent les femmes, les hommes… et les idées. Sans bouleverser les acquis historiographiques, plusieurs éléments structurent ce moment : le poids de la Première Guerre mondiale et le sentiment de trahison laissé (ou pas) par l’Union sacrée, la dénonciation du « parlementarisme bourgeois » (ou pas) et les espoirs suscités par les mouvements sociaux et révolutionnaires de la période (mais aussi leur échec et la répression), sans négliger la théâtralisation du Congrès (télégramme de Zinoviev, arrivée de Clara Zetkin). Pour autant, l’ombre des pères fondateurs de la SFIO, en premier lieu Jaurès, plane sur les débats. La déchirure du mouvement socialiste marque les militants présents.

Dès lors une typologie des fédérations sera proposée.

Intervenants:

  • Jean Vigreux, «Synthèse sur l’ensemble des fédérations», à partir des réponses de l’enquête qui s’achèvera pour l’automne 2021 et qui sera présentée pour le colloque de décembre 2021 à Tours
  • François Prigent, «Le Congrès de Tours à l’échelle d’une région: la Bretagne»
  • Pierre Mathieu, Serge Wolikow, «Le Congrès de Tours dans l’Aube»
  • Philippe Mezzasalma, «La presse et l’importance de RetroNews/Gallica»

Programme de la saison 2020-2021

28 novembre 2020 : « Mémoire et histoire du communisme  » :  pour le compte rendu de la séance voir la page Autour d’un centenaire, livres et revues – Les vidéos des tables rondes

19-20  janvier 2021 : « The communist international as a transnational socio-political network», International workshop, co-organisation avec la “Sapienza” Université de Rome (Visioconférences) Marco Di MaggioSerge Wolikow

12 février 2021 : Les cadres intermédiaires du PCF (Dimitri Manessis, Les secrétaires régionaux du Parti communiste français, du tournant antifasciste à l’interdiction du parti (1934-1939) FGP Pantin

19 mars 2021 : Le CERM (Centre dʼétudes et de recherches marxistes 1959-1979)  :  réflexion sur les corpus et lʼindexation et les apports des recherches (témoignages, entretiens, archives…) sous la direction de Jean-Numa Ducange (Université Rouen)

30 avril 2021 : Le temps des répressions 1938-1942 (Louis Poulhes, « L’anticommunisme d’État à la fin de la Troisième République et aux débuts de l’occupation allemande») FGP Pantin

21 mai 2021 : Les archives de direction du PCF et les Congrès : état des fonds et perspectives de recherche (autour du processus décisionnel) sous la direction de Jean Vigreux  programme Collex-Persée (MSH Dijon)

4 juin 2021: Le Congrès de Tours vu dʼen bas : journée en partenariat avec la SFHPo (Paris Serpente)

date à préciser, à partir de la rentrée 2021 : « Autour du CERM (Centre dʼétudes et de recherches marxistes 1959-1979) : intellectuels, gauches et communismes »  avec Antoine Aubert, Anthony Crézégut,  Jean-Numa Ducange, Frédérique Matonti, Serge Wolikow, Collex Abrico 2 (Rouen)

* Une séance supplémentaire sera consacrée à la LCR et le PCF coordonnée par Roger Martelli

** d’autres séances en préparation sur les JC une comparaison internationale

Ces deux séminaires croisés sur l’histoire du communisme se proposent de traiter sous la forme de séances thématiques la question de l’insertion du PCF dans la société et le système politique français, dans la longue durée. Ils ont également l’ambition, dans le prolongement du programme Paprik@2F, de traiter l’articulation entre histoire globale et histoire nationale du communisme.

Séances récentes

Les archives de direction du PCF et les Congrès : état des fonds et perspectives de recherche (autour du processus décisionnel) (21 mai 2021)

Sous la direction de Jean Vigreux  programme Collex-Persée ABRICO [Archives, brochures et informations communistes] (MSH Dijon et visio-conférence).

Intervenants:

  • Camille Berthon et Yann Majorczyk qui présenteront la mise en ligne des archives de direction (sur PANDOR),
  • Serge Wolikow qui évoquera la question des Congrès et
  • Jean Vigreux sur la question des archives du secrétariat et du bureau politique et leurs apports à la recherche.

© Archives du PCF, AD 93. Les dirigeants à la fête de l’Humanité 1961 : Benoît Frachon, Waldeck Rochet, Maurice Thorez et Jacques Duclos

Cette séance sur les archives participe d’un travail important sur l’accès aux sources. Le projet ABRICO s’est donné pour objectif la numérisation et la mise en ligne de documents politiques relatifs au mouvement communiste international. Porté par la MSH de Dijon, soutenu par la Fondation gabriel Péri, labellisé pour la collection « Critique et Mouvements sociaux », le programme ABRICO se veut le prolongement de précédents travaux menés dans le but de favoriser l’accessibilité des citoyens et des chercheurs à un ensemble de documents communistes liés au second XXème siècle.

Cela permet des comparaisons sur le temps long avec les archives déjà mises en ligne sur le portail PANDOR de la MSH de Dijon dans le cadre l’ANR corpus Paprik@2F et des anciens travaux de la MSH. Ainsi la collection s’étend des années 1920 aux années 1990, soit plus de 70 ans d’archives de direction au moment même du centenaire du PCF. En termes d’archives des partis politiques français, cette collection ainsi prolongée est unique et présente un intérêt documentaire majeur pour toute l’histoire nationale.

Les archives du Secrétariat, du Bureau politique (BP) et des congrès constituent l’histoire même de l’organisation, tout en ouvrant le cœur de la direction ; ce qui permet de comparer le discours produit de celui qui est édité, mais aussi de retrouver la place de chacun des dirigeants dans ce processus décisionnel. Longtemps, marquées par le secret de l’organisation, elles sont dorénavant indexées, numérisées, et mises en accès libre et gratuit.

Au sommet de ce corpus original, se trouvent les Archives du Secrétariat politique de 1944 à 1979 (puis dans un deuxième temps les archives  jusqu’en 1994 seront mises en ligne). Ce sont les comptes rendus du Secrétariat (classés par année ce qui représente plusieurs milliers de rapports sur la période de 1944 à 1979 — il manque la période de mai-juin 1968, le secrétariat ne s’étant pas réuni). Ce sont les archives du centre décisionnel. Le Secrétariat se réunissait de façon hebdomadaire tous les lundis (sauf exception).

L’organe inférieur, le Bureau politique, se réunit habituellement tous les jeudis. Ces Archives du Bureau Politique regroupent des dossiers pour la même période que le Secrétariat : ce sont les comptes rendus hebdomadaires du BP. Néanmoins une partie non négligeable de ces archives (de novembre 1951 à août 1952 plus spécifiquement) est manquante et nous pourrons revenir sur cette lacune…

L’ensemble forme un corpus original et neuf qui permet d’appréhender au mieux la culture politique et une identité aussi bien nationale qu’internationale, reflétant ainsi le caractère global de l’idée communiste sans négliger le fonctionnement d’une organisation politique de premier plan au cours des « Trente glorieuses », mais aussi de la Guerre froide, de la décolonisation et des enjeux internationaux.

L’Etat contre les communistes 1939-1944, avec Louis Poulhès (30 avril 2021)

Un camp d’internement en plein Paris : les Tourelles

Lors de la séance Louis Poulhès présente son livre : L’Etat contre les communistes 1939-1944 à paraitre le 11 mai prochain aux éditions Atlande, issu de sa thèse de doctorat sous la direction de Jean Vigreux soutenue à l’Université de Bourgogne en mai 2018.

Vichy n’a pas inventé la chasse aux communistes : sous l’occupation allemande, le régime de Pétain et Laval l’a systématisée, mais ce sont bien les gouvernements de la IIIe République finissante qui l’ont édifiée sur deux piliers, l’un judiciaire à la suite de l’interdiction des organisations communistes, l’autre extrajudiciaire avec l’internement administratif, les militants risquant également la peine de mort à partir d’avril 1940.

: la délégation à Vichy par les occupants dès l’automne 1940 de la politique anticommuniste est certes ébranlée par la radicalisation répressive allemande à partir de l’été 1941, mais leur partage des tâches est renouvelé en 1942 avant que l’exacerbation de la répression en 1943 conduise à un basculement dans la terreur répressive en 1944.

Chemin faisant, le livre aborde nombre de sujets, pour certains d’une grande sensibilité politique (l’interdiction du PCF et le pacte germano-soviétique ; l’été 1940 et la négociation pour la reparution légale d’un journal communiste ; le PCF et la résistance avant l’invasion allemande de l’Union soviétique en juin 1941) ou moins connus, comme le lien initial entre politique anticommuniste et persécution antijuive au premier semestre 1942.

Un ouvrage nourri d’une documentation approfondie, pour regarder bien en face une dure période de notre histoire nationale.

Louis Poulhès, agrégé et docteur en histoire, ancien élève de l’ENA est l’auteur de l’ouvrage : Un camp d’internement en plein Paris : les Tourelles 1940-1945, Atlande, 2019.

Le CERM (Centre dʼétudes et de recherches marxistes 1959-1979), sous la direction de Jean-Numa Ducange (19 mars 2021)

De 1959 à 1979 a existé pendant vingt ans le CERM – Centre d’études et de recherches marxistes. Fondé à l’initiative du PCF lors de son XVème congrès, il a constitué un outil intellectuel spécifique rattaché au parti, offrant des possibilités de discussion autour du marxisme qui étaient loin de se limiter à la politique partisane. En dépit de l’importance de cette structure – dont témoigne la publication de nombreux cahiers et volumes (dont certains qui firent date dans l’histoire des sciences humaines) – aucune étude conséquente n’existe sur son histoire, son mode de fonctionnement et les productions nombreuses issues de ses travaux.

Dans le cadre du projet ABRICO II (MSH de Dijon – GRHIS Université de Rouen) la totalité des Cahiers du CERM est en cours de numérisation, ce qui permettra de susciter à terme des recherches sur le sujet. Dans ce même cadre, un collectif de jeunes chercheurs entend montrer le rôle historique et complexe qu’a joué le CERM au cours des années 1960-1970.

Cette séance de séminaire leur donne la parole pour un premier tour d’horizon sur les recherches en cours, avant une journée d’étude plus approfondie en juin 2021 qui se tiendra à l’Université de Rouen.

Première session – 13h30 – 15h

Une première session est consacrée aux ressources documentaires, à leur traitement numérique et à la  construction de l’instrument de recherche.

Avec en ouverture une présentation de Yann Majorczyk, (MSH de Dijon).

Seconde session – 15h – 17h

Avec:

  • Jean-Numa Ducange (Professeur d’histoire contemporaine, Institut universitaire de France, Université de Rouen coordinateur du projet)
  • Serge Wolikow (Professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Dijon, président du conseil scientifique de la Fondation Gabriel-Péri)
  • Autour du CERM : Marco Di Maggio (Maître de conférences à l’université de Rome La Sapienza, spécialiste des intellectuels communistes)
  • Anthony Crézégut (Agrégé-docteur en histoire de l’IEP, spécialiste de la réception de Gramsci en France)
  • Antoine Aubert (Docteur en sciences politiques, Paris 1, spécialiste des mouvements ‘’’révolutionnaires 1960-1980)
  • Pierre Boichu (Archiviste, Archives départementales de Seine-Saint-Denis, fonds du PCF)
  • Hugo Dumoulin (Doctorant, ATER en linguistique, Université de Nanterre, thèse sur la linguistique dans les années 1970)

Cette séance se déroule en présence d’acteurs et témoins ayant participé au CERM. Ils seront conviés à la journée d’étude de juin 2021 pour une table-ronde.

Les secrétaires régionaux du Parti communiste français, du tournant antifasciste à l’interdiction du parti (1934-1939). Avec Dimitri Manessis (12 février 2021)

Cette communication, réalisée à partir d’une thèse soutenue en décembre dernier, étudie l’encadrement intermédiaire du Parti communiste français (PCF) à travers les secrétaires régionaux de l’organisation. Le corpus étudié regroupe ceux qui exercent leur fonction entre le tournant antifasciste de 1934 et l’interdiction du parti, le 26 septembre 1939.

Histoire sociale du politique, cette recherche expose les données recueillies tout au long d’un travail prosopographique, interrogeant l’ancrage social de ces militants, leurs parcours idéologiques et politiques, en amont de leur entrée en communisme, comme la formation qu’ils reçoivent ou construisent après leur adhésion au PCF. Ce travail permet d’appréhender les modalités d’exercice de la fonction de secrétaire régional, ces militants à la charnière entre la direction nationale du parti (le centre) et la base (la périphérie). Il tente de décrire le quotidien de ces responsables, pris dans un rythme effréné d’une vie militante censée être normée par de multiples biais. Enfin, il s’agit d’exposer le rôle de ces cadres locaux face aux défis de leur époque, de la Guerre d’Espagne à la mise hors-la-loi de l’organisation, marquée par une transformation du PCF en parti de masse et une évolution de l’image et du rôle des dirigeants locaux.

En somme : qui se trouve derrière « l’appareil » du parti au temps du Front populaire ?

Dimitri Manessis, docteur en histoire, UBFC

L'Internationale communiste en tant que réseau sociopolitique transnational, 19-20 janvier 2021

Atelier international, les 19 et 20 janvier 2021
Université « Sapienza » de Rome, Dipartimento di Storia Culture Religioni Arte Spettacolo – Dottorato in Storia dell’Europa

Sous la direction de Marco Di Maggio,  Serge Wolikow.

L’objectif de cet atelier est de réfléchir sur la nature unique du Komintern en tant qu’organisation transnationale qui s’est concentrée non seulement sur la politique mais aussi sur d’autres aspects de la vie sociale et culturelle dans les années 1919-1943. En effet, l’Internationale communiste ne se limitait pas à coordonner l’action politique de ses partis affiliés (qui étaient officiellement ses sections nationales) mais, grâce aux organisations qu’elle parrainait, elle s’occupait des principaux problèmes socio-économiques de son époque tels que – pour n’en citer que quelques-uns – l’émancipation des femmes (par l’Internationale des femmes communistes) et celle des peuples opprimés (par la Ligue contre l’impérialisme), le soutien économique et matériel aux prisonniers politiques (par l’Aide rouge internationale), et le soutien aux paysans (par le Krestintern). Il s’agissait donc d’une vaste organisation qui, grâce à sa ramification mondiale et à son caractère international marqué, a réussi à concurrencer d’autres organisations internationales (comme, tout d’abord, l’Internationale ouvrière et socialiste) et à susciter des espoirs et des attentes au sein d’un large segment de la population mondiale. C’est précisément ces aspects internationaux ont été analysés dans cet atelier international auquel la Fondation Gabriel Peri est associée.

Les langues de travail sont l’anglais, le français et l’italien.

 

Un mot d’accueil – Alessandro Saggioro, Coordinatore del Dottorato in Storia dell’Europa
Ière session, Introduction et coordination: Marco Di Maggio (“Sapienza” Università di Roma)
  • L’Internationale Communiste, un réseau global et transnational: genèse et décomposition, traces et héritages – Serge Wolikow (Université de Bourgogne-Fondation Gabriel Péri)
  • Nazionalsocialismo e comunismo sovietico. Scontro ideologico e convenienze politiche – Gustavo Corni (Università di Trento)
  • The Comintern and the minorities question in Eastern Europe – Giuseppe Motta (“Sapienza” Università di Roma)
  • Il Comintern e l’Europa occidentale – Alexander Höbel (Fondazione Gramsci)
IIème session, Coordination: Gustavo Corni
  • Palmiro Togliatti dirigente del Comintern. Democrazia, internazionalismo e nazionalizzazione del comunismo – Gianluca Fiocco (Università di Roma “Tor Vergata”)
  • La mobilitazione internazionalista, il caso della guerra di Spagna – Paola Lo Cascio (Universitat de Barcelona)
  • Solidarité internationale et soutien aux prisonniers politiques à travers le Secours Rouge International – Corentin Lahu (Université de Bourgogne)
  • The Comintern and the Labour and Socialist International – Ettore Costa (Göteborgs Universitet)
  • Il Comintern visto dal movimento trockista internazionale – Gabriele Mastrolillo (“Sapienza” Università di Roma)
IIIème session. Coordination: Serge Wolikow
  • Revolution as a Profession. Working for the Comintern – Brigitte Studer (Université de Berne)
  • Le Komintern et les paysans – Jean Vigreux (Université de Bourgogne)
  • Il Comintern e la questione coloniale in Africa – Gabriele Siracusano (Scuola Normale Superiore, Pisa)
  • Il Comintern, la questione razziale e l’antisemitismo – Marco Di Maggio e Sebastiano Usai (“Sapienza” Università di Roma)
Discussion

Programme à télécharger

Mémoire et histoire du communisme, rencontres et débats numériques entre auteurs et lecteurs, 28 novembre 2020

A l’occasion des cent ans du Congrès de Tours, il a semblé opportun à la Fondation Gabriel Péri d’organiser cette journée dans l’esprit de faire connaître la publication de nombreux ouvrages et dossiers de revue consacrés à l’histoire centenaire du PCF. 

Notre ambition est d’abord d’offrir aux lecteurs la possibilité de rencontrer les auteurs. Elle est aussi d’offrir, à travers quelques débats, l’expression de la réelle diversité des démarches et des réflexions.

1. Le Congrès de Tours… adhésion ou scission ?  

  • Gilles Candar, Président de la Société d’études jaurésiennes.
  • Patrizia Dogliani, Université de Bologne.
  • Romain Ducoulombier, docteur et agrégé en histoire, Dunkerque.
  • Jean Vigreux, directeur de la MSH-Dijon.
  • Animation : Eric Lafon, directeur scientifique du Musée d’histoire vivante, Montreuil.

2. Le PCF, peuple et mouvement ouvrier : liens, ancrages et images

  • Emmanuel Bellanger, directeur du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (Paris 1).
  • Marion Fontaine, Université d’Avignon, Centre Norbert Elias, directrice des Cahiers Jaurès.
  • Roger Martelli, Fondation Gabriel Péri.
  • Julian Mischi, chercheur Agro-sup, Inra, Dijon.
  • Animation : Jean Vigreux

 3. Quelle république ? Le camarade et le citoyen, l’État et la révolution mondiale …

  • Sophie Coeuré, Université de Paris, laboratoire Identités, cultures, territoires.
  • Corentin Lahu, Archiviste du PCF, doctorant, Université de Bourgogne.
  • Serge Wolikow, Fondation Gabriel Péri, MSH-Dijon.
  • Guillaume Roubaud-Quashie, docteur, Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (Paris 1).
  • Animation : Roger Martelli

À propos dʼABRICO (Archives, brochures et informations communistes Archives) et du Journal de Maurice Thorez avec Yann Majorczyk, Camille Berthon, Jean Vigreux, Serge Wolikow (6 nov.2020).

Introduction de 00:00 à 14:59.
Archives de direction du PCF (intervention de Camille Berthon) : 15:00 à 35:26.
Almanachs de l’Humanité et Brochures de la bibliothèque marxiste de Paris (intervention de Yann Majorczyk) : 35:28 à 53:24.
Journal de Maurice Thorez (interventions de Jean Vigreux, Jean-Numa Ducange et Serge Wolikow) : de 53:24 à 01:48:23.
– Questions autour du séminaire : de 01:48:23 jusqu’à la fin.

Depuis de nombreuses années la MSH de Dijon et le Centre G. Chevrier devenu LIR3S (UMR CNRS 7366) ont participé activement à la mise en ligne des archives du monde communiste, tant d’un point de vue organisationnel que celui de la galaxie communiste. La genèse des corpus inédits rendus accessibles, s’explique du fait de la présence à l’Université de Bourgogne de chercheurs reconnus en histoire sociale du politique, mais aussi des méthodologies archivistiques et informatiques de la plateforme ADN (Archives – Documentation – Numérisation) de la MSH. Cette spécificité est reconnue par les partenaires nationaux et internationaux qui ont permis de renforcer et structurer cette identité scientifique de notre MSH (les archives nationales, les archives de Seine-Saint-Denis, les archives du PCF, mais aussi les archives du RGASPI à Moscou, sans oublier la Fondation Gabriel Péri).

Ces fonds ont donné lieu à une reconnaissance nationale via le label attribué par Collex Persée en 2017 et répondent à une forte demande tant de la communauté scientifique locale, nationale et internationale que des acteurs de la société civile.

Au cours de cette séance du séminaire animée par Jean Vigreux et Serge Wolikow,  Yann Majorczyk et Camille Berthon (MSH Dijon) ont présenté le projet ABRICO [(Archives, brochures et informations communistes], puis un moment a été consacré à l’édition du Journal de Maurice Thorez (Jean-Numa Ducange).

Voir les saisons précédentes du séminaire

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