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Initiativesz2-Nouvelles contributions

Afrique – France: quel «New Deal»?

By 5 juillet 2021octobre 7th, 2021No Comments

Vidéo de la 3e visioconférence (3 juillet 2021)

En Afrique, si la catastrophe épidémique annoncée par quelques Cassandre n’a pas eu lieu, les conséquences socioéconomiques de la COVID-19 sont bien préoccupantes. Le continent a connu en 2020 sa première récession depuis 25 ans. La France qui au cours des dernières années a été conspuée, comme jamais, en Afrique francophone, tente de rétablir son image en multipliant les initiatives et les annonces. De la promesse de réforme du franc CFA au « New Deal » pour « relancer les économies africaines », elle veut montrer qu’elle se tient aux côtés de l’Afrique et des Africains. Les propositions françaises peuvent-elles répondre aux préoccupations africaines ? Quelle place pour l’annonce de changements dans la relation France — Afrique, tant critiquée par les Africains dans les initiatives d’Emmanuel Macron ? Peut-on parler de continuité avec le paradigme néolibéral en cours depuis plusieurs décennies ?

Troisième panel organisé dans le cadre de la préparation du colloque Amath Dansokho, avec :

  • Félix Atchadé, chargé des questions africaines au Parti de la gauche européenne,
  • Jibrin Ibrahim, politiste, membre du Centre pour la démocratie et le développement (CDD), Nigéria,
  • Kako Nubukpo, économiste, professeur titulaire à la faculté de sciences économiques et de gestion de l’université de Lomé, directeur du rapport « Du Franc CFA à l’Eco : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’ouest? » (mai 2021),
  • Anne-Cécile Robert, journaliste, directrice des éditions et relations internationales au Monde diplomatique, professeure associée à l’université Paris 8,
  • Ndongo Samba Sylla, économiste, auteur avec Fanny Pigeaud de L’arme invisible de la Françafrique (La Découverte, 2018).

Lire le compte-rendu synthétique et intégral.

En savoir plus : 

Libre-échange, rupture ou continuité? Où en sont les relations Europe-Afrique à l’heure de la Zone de libre-échange continentale africaine?

Vidéo du 2ème panel (10 avril 2021)

Au moment où la pandémie de Covid-19 nous oblige à revoir les priorités pour remédier aux vulnérabilités socio-économiques qu’elle a mises en évidence, et affronter les défis sociaux et environnementaux, les relations politiques, économiques, commerciales et financières entre l’Union européenne et l’Afrique sont à interroger. Le libre-échange qui entretient l’extraversion et empêche le développement endogène des systèmes productifs, fragilisant les économies dépendantes de l’extérieur, peut-il continuer à guider ces relations comme cela l’a été jusqu’à présent ? Ne doit-on pas au contraire initier de vastes coopérations dont les objectifs contribueraient à la souveraineté alimentaire, au renforcement de filières industrielles durables et de système de protection sociale robuste, et à la lutte contre le changement climatique afin d’améliorer les conditions de vie?

Avec l’avènement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) soutenue et financée par l’UE, et la multiplication des accords de partenariat économique, les institutions européennes et africaines se sont engagées dans la voie de la continuité. Quelles analyses critiques peut-on en tirer ? Quelles sont et quelles devraient être les priorités stratégiques de ces relations à l’heure du renouvellement des accords de Cotonou et d’un prochain sommet UE-Afrique reporté en raison de la pandémie ?

Deuxième panel organisé dans le cadre de la préparation du colloque Amath Dansokho, 6e édition internationale du colloque de Dakar (UCAD, 26-28 janvier 2022), avec :

  • Fatimah Kelleher, consultante et activiste, spécialiste des droits des femmes, de la justice sociale et économique,
  • Africa Kiiza, analyste spécialiste des politiques commerciales à SEATINI-Ouganda, Institut d’information et de négociations commerciales d’Afrique australe et orientale (lire son intervention)
  • Helmut Scholtz, député européen GUE/NGL, membre de la commission commerce international (lire son intervention),
  • Laurent Levard, agroéconomiste, responsable de programme – Département Alimentation et Economie rurale, GRET. Co-auteur d’une note pour Coordination sud, Les accords de libre échange et leurs conséquences sur les agricultures du sud (lire son intervention)
  • Jean-Jacques Lumumba, Fondateur du réseau panafricain de lutte contre la corruption, UNIS, RDC.


(Pour l’intervention d’Africa Kiiza, l’interprétariat n’est disponible qu’à partir de 00:19:50)

Pour en savoir plus sur les relations entre l’Europe et l’Afrique :

Adam ABDOU HASSAN, Puissance du droit et droit des puissants. Les traités européens et « eurafricains » sous la loupe, éditions du CETIM, à paraître le 22 avril 2021. Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation Gabriel Péri.

Dans cet ouvrage, Adam ABDOU HASSAN analyse les rapports entre l’Europe et l’Afrique à travers l’étude des textes juridiques qui régissent leurs relations. Du traité de Berlin de 1885 aux accords du début du XXIe siècle entre l’Union européenne et les Etats d’Afrique en passant par le traité de Rome de 1957, elles oscillent entre volonté de dépassement du passé colonial et réactivation des doctrines antérieures.

Commander l’ouvrage.

Enjeux politiques et socio-économiques en temps de pandémie. Analyses et perspectives de gauche pour l’Afrique et l’Europe

Vidéo du 1er panel (30 jan. 2021)

Les conséquences économiques et sociales de la pandémie invitent, au-delà des plans et politiques de relance en cours, à rompre avec les logiques néolibérales qui démantèlent l’État social pour replacer les biens communs, les services publics et le bien-être des populations au cœur des politiques. Quelles sont les réflexions, mesures et luttes en cours en Afrique et en Europe sur ces enjeux ? Quelle synergie opérer pour promouvoir les propositions de gauche ?

L’autoritarisme n’a pas attendu la pandémie pour s’imposer. Mais avec elle et la généralisation de la surveillance numérique, il s’accélère. Mesures liberticides, criminalisation de la pensée et des oppositions politiques, élections manipulées : Quelles propositions, solidarités et stratégies d’action pour contrecarrer ces dérives sur les deux continents et démocratiser réellement nos sociétés ?

La Fondation et ses partenaires, la Fondation Rosa Luxemburg, le Parti de l’indépendance et du travail du Sénégal (PIT), le Syndicat unitaire des enseignants du Sénégal (SUDES) et le Parti de la gauche européenne, ont organisé un premier débat en visioconférence le samedi 30 janvier 2021 sur ces deux volets, social et économique, d’une part, et politique et démocratique, d’autre part, avec :

  • Maïté Mola, vice-présidente et responsable des relations internationales du Parti de la Gauche Européenne,
  • Assétou Founé Samaké Migan, enseignante-chercheuse, ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur du Mali (2016-2019),
  • Louise Gaxie, directrice de la Fondation Gabriel Péri,
  • Cheikh Gueye, géographe, secrétaire permanent du Rapport Alternatif sur l’Afrique (Sénégal),
  • Samba Sy, ministre du travail du Sénégal, secrétaire général PIT/Sénégal.
  • Modératrice : Chrystel Le Moing, Fondation Gabriel Péri.

Ces panels s’inscrivent dans la préparation du colloque Amath Dansokho, 6e édition du colloque international de Dakar, que nous avons dû reporter en raison de la crise sanitaire, et qui se tiendra à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar du 26 au 28 janvier 2022.

En partenariat avec la Fondation Rosa Luxemburg (bureau Afrique de l’Ouest), le Parti de l’indépendance et du travail du Sénégal (PIT), le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) et le Parti de la gauche européenne.

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