11e Rencontres d’histoire critique de Gennevilliers (vendredi 27 & samedi 28 novembre 2026)
Espace Grésillons, 28 avenue Paul Vaillant-Couturier, Gennevilliers
« Sang d’ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres,
N’en meur’nt jamais, on n’tue qu’les innocents ! »
Nous voilà revenu.es à des temps où bombardements, listes de morts et investissements militaires font la une de l’actualité. Certes, nous le savions, la guerre accompagne l’existence des sociétés humaines. En même temps, nous savons aussi qu’elle est un malheur auquel les peuples essaient de multiples façons à échapper. Les Rencontres valoriseront ces résistances aux « grandes misères » de la guerre, du refus individuel, par les désertions, les révoltes, à la construction d’outils collectifs pour tenter de peser sur les pouvoirs, Internationales ouvrières, syndicats, organismes internationaux. Elles aborderont aussi comment par l’éducation, la culture de paix, philosophes, artistes, éducateurs et éducatrices cherchent à rendre inacceptable le recours à la guerre.
Vendredi 27 novembre / Espace Grésillons, 28 avenue Paul Vaillant-Couturier
- 13h45 : Ouverture des 11e Rencontres d’Histoire Critique 2026
Avec les stands des associations, éditeurs, éditrices, librairie. - 14h00-14h45 : Des Gennevillois.es contre la guerre
Présentation de différents documents gennevillois appelant à manifester ou à protester contre toutes formes de guerre.
Séance proposée par les associations gennevilloises, la Société d’histoire et le CCPG - 14h45-17h00 : La chanson contre la guerre
La chanson a été longtemps une puissante forme d’expression des sentiments populaires. Elle peut exprimer des sentiments individuels comme être un outil de mobilisation collective, notamment à travers les chorales. Le thème des malheurs de la guerre est très présent dans les chansons.
La chorale Amitié de Gennevilliers, des élèves partageront certains de ces chants contre la guerre et les historien.nes Véronique Servat, Julien Lucchini et Victor Burgard accompagneront les chants en les plaçant dans l’histoire des luttes.
Table ronde animée par Pascal Guillot, rédaction des Cahiers d’histoire.
Vendredi 27 novembre / Soirée Cinéma (Cinéma Jean-Vigo, 1 rue Pierre-et-Marie-Curie)
Soirée Cinéma animée par la cinéaste Claire Angelini :
- 20h00-20h50 : Projection du film Les saisons du Non, 3 fragments.
Film réalisé par la cinéaste Claire Angelini.
L’Italien Mario Rigoni Stern a passé sa vie d’écrivain à témoigner de sa terrible expérience de la Seconde Guerre mondiale, lui qui a vécu son enfance dans des paysages saturés des traces de la guerre 1916-1918, à la frontière italo-autrichienne. Aujourd’hui, son arrière-petit-fils a repris le flambeau pour dire encore une fois non à la guerre. - 20h50-22h30 : Projection du film Avoir 20 ans dans les Aurès
Film français réalisé par René Vautier et sorti en 1972.
Un groupe de Bretons réfractaires et pacifistes est envoyé en Algérie. Ces êtres confrontés aux horreurs de la guerre deviennent peu à peu des machines à tuer. L’un d’entre eux ne l’acceptera pas et désertera en emmenant avec lui un prisonnier du FLN qui devait être exécuté le lendemain.
Primé à Cannes en 1972, le film, courageux, fait scandale, est censuré à la télévision et dénoncé. Il demeure l’un des films les plus puissants réalisés sur la guerre.
En présence de Moïra Chappedelaine-Vautier, fille de René Vautier.
Matinée du Samedi 28 novembre (Espace Grésillons, 28 avenue Paul-Vaillant-Couturier)
- 9h30 : Accueil
Avec les stands des associations, éditeurs, éditrices, librairie. - 9h45 : Propos liminaires
Présentation des 11e Rencontres d’Histoire Critique 2026 par Anne Jollet, coordonnatrice de la rédaction des Cahiers d’histoire et Marie-Claude L’Huillier. - 10h15-11h45 : Les peuples contre la guerre : des désertions aux mobilisations anti-guerre.
La table ronde présentera différentes formes de la résistance à la guerre, de la désertion individuelle au refus politique. Elle abordera aussi comment des collectifs se forment pour résister à la militarisation, à la mobilisation, aux violences de la guerre. Ce fut notamment le cas lors des dernières guerres coloniales du XXe siècle.
Avec:- Valentine Schira, doctorante en histoire contemporaine (IDHES-Nanterre), thèse en cours sous la direction de Claire Fredj, « Abandonner ses drapeaux. La désertion dans l’armée française (début XIXe siècle – années 1870) »
- Stanislas de Chabalier, docteur en histoire contemporaine (IRHIS-Lille), thèse sous la direction d’Hervé Leuwers, « Gouverner par l’oubli : l’amnistie en France de la fin de l’Ancien Régime au Consulat (1775-1802) »
- Ambre Ivol, maîtresse de conférences en histoire et civilisation des Etats-Unis à Nantes Université, spécialiste d’Howard Zinn et de la notion de « Guerre juste »
- Alain Ruscio, historien, spécialiste des guerres de décolonisation (son dernier livre : La première guerre d’Algérie : une histoire de conquête et de résistance,1830-1852, La Découverte, 2024)
- Fabrice Riceputi, historien, spécialiste des questions coloniales et postcoloniales en France (son dernier livre : Un massacre en Kabylie : Algérie 1956, Paris, La Découverte, 2026, avec Safia Kessas)
- Vincent Liechti, auteur compositeur interprète, fils d’Alban Liechti, premier soldat du refus de la guerre d’Algérie
Table ronde animée par Olivier Mahéo, rédaction des Cahiers d’histoire
- 11h45-13h30 : Rencontre avec Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers. Restauration.
Avec l’association Solidarité Indonésie
Après-midi du Samedi 28 novembre (Espace Grésillons, 28 avenue Paul-Vaillant-Couturier)
- 13h30-14h30 : Le Pacificulteur
Spectacle chanté de Vincent Liechti - 14h30-16h00 : S’unir pour la paix : de l’Internationale à l’ONU
Comment les aspirations à la paix s’organisent-elles dans le temps et au-delà des frontières ? De l’Internationale à l’ONU, cette table ronde explore la construction d’organisations qui donnent une forme durable aux combats pour la paix.
Avec :- Théo Bernard, docteur en histoire contemporaine (IDHES), ATER en histoire contemporaine à l’Université de Poitiers, thèse sous la direction de Nicolas Hatzfeld et Xavier Vigna, « Ouvriers et ouvrières en grève dans la crise des années 1930« .
- Chloé Maurel, historienne, chercheuse associée à l’IHMC, au CHCSC et au SIRICE, spécialiste de l’histoire de l’ONU (son dernier livre : Les Grands discours à l’ONU, de Harry Truman à Greta Thunberg, Editions du Croquant, 2024)
- Gilbert Garrel, syndicaliste, président de l’Institut d’Histoire sociale de la CGT depuis 2017
- Fabrice Bensimon, professeur des Universités à Sorbonne Université, spécialiste de l’histoire britannique au XIXe siècle et des mouvements d’émancipaton (son dernier livre : Artisans Abroad : British Migrant Workers in Industrialising Europe, 1815-1870, Oxford University Press, 2024)
- Mélanie Fabre, maîtresse de conférences à l’Université Picardie Jules Verne, spécialiste des intellectuelles engagées pour l’école (son dernier livre : Hussardes noires : des enseignantes à l’avant-garde des luttes, Agone, 2024)
Table ronde animée par David Chaurand, directeur de l’Institut d’Histoire sociale de la CGT, et Nicolas Tardits de la Fondation Gabriel Péri
- 16h15-17h45 : L’éducation à la paix : une lutte permanente
Comment les prescriptions institutionnelles de l’Education nationale ont-elles orienté l’école de l’éducation à la paix vers l’éducation à la défense ? Dans ce contexte, quelles actions éducatives, quelles perspectives culturelles peuvent contribuer à lutter contre les violences et les conflits ?
Avec :- Olivier Loubes, historien, enseignant en classe préparatoire (A/L) au lycée Saint-Sernin de Toulouse, spécialiste de l’école et de l’histoire des représentations (son dernier livre : Jean Zay. La République au Panthéon, Dunod, 2021)
- Bérénice Zunino, maîtresse de conférences en civilisation allemande à l’université de Bourogne Europe, spécialiste de la culture visuelle pour enfants en Allemagne durant la Première Guerre mondiale et de l’histoire de la médiatisation des crimes nazis (son dernier livre (co-dir.) : La presse et ses images / Die Presse und ihre Bilder, Berlin, Peter Lang, 2022)
- Pauline Gallinari, maîtresse de conférences en Etudes cinématographiques à l’Université Paris 8, spécialiste de l’histoire du cinéma militant (son dernier livre : Les communistes et le cinéma (France, de la Libération aux années 60), PUR, 2015)
- Aurélien Sandoz, historien, président de l’A2CGA, association qui porte le Concours National sur l’histoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie
- L’Institut pour la Paix, laboratoire et initiative à l’impulsion de chercheurs au profil pluridisciplinaire qui prennent la paix comme objet d’études
- Le Mouvement de la Paix, ONG créée en 1948 qui agit pour le désarmement et pour la réduction des budgets militaires
Table ronde animée par Paul Devin, président de l’Institut de Recherches de la FSU, et Louise Gaxie, directrice de la Fondation Gabriel Péri
- 17h45 : Conclusions et annonce de la thématique 2027
Partenaires
Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, Amis des combattants en Espagne républicaine (ACER), Centre Culture et Patrimoine Gennevillois (CCPG), Archives municipales, Cinéma Jean Vigo, Association Vigo-pour-tous, Espace Mandela, Médiathèques de Gennevilliers, Service jeunesse de Gennevilliers, Atelier Mémoire du lycée Galilée, Service Jeune public de Gennevilliers, Société d’Histoire de Gennevilliers, ADDENG AEP Musée de l’Ecole Publique 92, ADAPT éditions (SNES), Association Histoire et Mémoire en Seine-Saint Denis (AHMO), Association Itinéraires et Histoire ouvrière en Val-de-Marne (IHOVAM), Association des professeurs d’histoire et Géographie (APHG), Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH), Espaces Marx, Institut d’histoire sociale de la CGT (IHS CGT), Les Amies et Amis de la Commune 1871, Musée de l’Histoire vivante, Société des études Robespierristes (SER).
Le comité de pilotage des RHC remercie particulièrement Bruno Charzat pour son implication et la qualité de son illustration.








