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La séance inaugurale du séminaire
6 décembre 2011
à la Fondation Gabriel Péri

Intervenants :

  • Michel Maso, directeur de la Fondation Gabriel Péri
  • Frederick Genevée, docteur en histoire, responsable PCF pour les archives
  • Pierre Boichu, assistant de conservation du patrimoine Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
  • Giovanna Bosman, responsable des archives de la Fondation Istituto Gramsci de Rome
  • Cristiana Pipitone, docteur en histoire, archiviste à la Fondation Istituto Gramsci de Rome

Coordination de la discussion : Serge Wolikow, directeur de la Maison de Sciences de l’Homme de Dijon

L’objectif de cette première séance était celui de développer une réflexion croisée sur les archives du PCF et du PCI. En effet, les archives qui ont été deux les plus importants partis communistes de l’Europe Occidentale représentent une des principales ressources archivistiques pour l’histoire du mouvement ouvrier italien et français mais aussi un ensemble de sources indispensables pour l’étude du mouvement communiste du XXème siècle comme pour l’histoire nationale de la France et de l’Italie.

Les quatre relations portent sur la structure des archives et sur la description de certains fonds, les intervenants insèrent les phases du processus de formations des archives dans le cadre de l’histoire des PC, également ils soulignent que les lacunes et les éléments de richesse des fonds sont souvent liées à l’histoire des partis et à leur place dans le mouvement communiste.

A partir de la reconstruction de l’histoire des archives nous pouvons mieux comprendre les analogies et les différences de la conception que les deux partis communistes ont du patrimoine archivistique et des politiques de conservation mises en place ces dernières années en Italie et en France en collaboration avec les institutions publiques pour la valorisation des archives.

En même temps, il émerge le profil culturel des deux organisations et leur structure de fonctionnement ; les dimensions multiples de l’histoire du communisme ; par exemple le rôle des deux partis communistes dans l’histoire nationale et européenne ou les rapports avec l’Union Soviétique conditionnent la structure des archives d’organisation et déterminent l’hétérogénéité des fonds personnels. Les diversités des archives françaises et italiennes mettent ainsi en évidence les différences culturelles et politiques entre le PCF et le PCI.

Enfin, le séminaire montre comment l’usage que les communistes français et italiens font du patrimoine archivistique, et l’importance que lui est attribuée dans la politique culturelle, dépendent du rapport des deux partis communistes avec leur histoire et il est lié au rôle que la mémoire historique occupe dans la formation idéologique des militants et dans la construction de l’identité partisane.

Les Partis communistes français et italien et la nouvelle gauche dans les années soixante, 12 mars 2012

A travers la présentation des nouvelles recherches sur l’histoire politique et culturelle du PCF et du PCI, trois intervenants ont analysé certains aspects du rapport des deux partis avec les nouvelles expressions idéologiques et culturelles, et avec les formes de mobilisation politique et sociale qui se développent dans les années soixante.

Interventions :

  • Giulia Strippoli (Université de Turin) :
    « PCI et PCF face A la politisation des jeunes »
  • Roberto Colozza (Fondation Nationale de Sciences Politiques, Paris) :
    « Nouvelle gauche, nouvelles gauches. Le Parti socialiste unifié (PSU) et le Partito socialista italiano di unità proletaria (PSIUP), 1960-1972 »
  • Julien Hage, ( Université de Bourgogne) :
    « Décloisonnements et concurrences : l’édition d’extrême gauche rivale des éditions communistes en sciences humaines et sociales »

Discussion coordonnée par Jean Vigreux, Professeur d’Histoire Contemporaine, Université de Franche-Comté.

La réception de la pensée d’Antonio Gramsci en France, 21 mai 2012

Dans le cadre du partenariat avec la Fondazione Istituto Gramsci de Rome, la Fondation Gabriel Péri, en collaboration avec le Séminaire Marx au XXIème Siècle. L’Esprit et la Lettre du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne de l’Université Paris I, organise au printemps 2013 un colloque sur «La réception de la pensée d’Antonio Gramsci en France». Afin de préparer cet événement, la séance du séminaire de recherche organisée en partenariat avec la Fondazione Istituto Gramsci  de Rome étudie Edizione nazionale des écrits de Antonio Gramsci.

Intervenants:

  • Giuseppe Vacca, Professeur émérite d’Universités, Président de la Fondation « Istituto Gramsci », «  Introduction aux écrits de Gramsci « 
  • Carlo Ossola, Professeur au Collège de France, «  Gramsci dans la culture italienne « 
  • Francesco Giasi, Directeur adjoint de la Fondation « Istituto Gramsci » et responsable de l’« Edizione nazionale degli scritti di Antonio Gramsci », «  Les écrits de Gramsci journaliste et militant politique « 
  • Giuseppe Cospito, Professeur à l’Université de Pavie, «  Les Cahiers de Prison « 
  • Maria Luisa Righi, Fondation « Istituto Gramsci », «  La correspondance « 

La discussion a été coordonnée par Serge Wolikow, directeur de la MSH de Dijon.

La Rivoluzione Globale (la Révolution Globale), 26 juin 2012

Aujourd’hui, après un certain nombre d’années depuis l’effondrement du communisme en Europe Orientale et en Union Soviétique, il est possible de revisiter l’histoire du communisme avec un certain degré d’objectivité en prenant appui sur des connaissances documentaires accumulées ces dernières décennies. On peut également inscrire le communisme dans l’histoire internationale du XXe siècle et mieux comprendre son rôle fondamental dans la formation du monde actuel.

La Fondation Gabriel Péri a organisé, le mardi 26 juin 2012 à l’École Normale supérieure de Paris, un débat à l’occasion de la publication du livre de Silvio Pons, directeur de la Fondation « Istituto Gramsci »

La Rivoluzione Globale (la Révolution Globale)

Histoire du communisme international (1917-1991) (Einaudi, Turin, 2012)

Avec la participation de :

  • Silvio Pons, Professeur d’Histoire de l’Europe Orientale, Université de Rome II, Directeur de la Fondazione « Istituto Gramsci » de Rome ;
  • Maurice Aymard, Directeur d’études à l’EHSS, Fondation Maisons de Sciences de l’Homme de Paris ;
  • Serge Wolikow, Professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université de Bourgogne, Directeur de la Maison de Sciences de l’Homme de Dijon.

Les interventions ont eu lieu en français et en italien, avec traduction simultanée.