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Corentin Lahu

Doctorant en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne Franche-Comté

 

La révolution d’Octobre 1917 est interprétée par les communistes, en France comme en Russie, comme le prolongement de l’insurrection parisienne de 1871. C’est pourquoi dès sa fondation le Parti communiste français inscrit la Commune de Paris – dont il revendique l’héritage exclusif – dans une lecture enthousiaste qui annonce le triomphe de la « Commune russe » en construction puis de la « Commune mondiale » à venir. Dans cette optique, les vétérans de 1871, qui se rallient pour la plupart au communisme, jouent un rôle de premier ordre dans ce processus d’appropriation symbolique et de captation d’héritage.

 

À l’intérieur de la galaxie communiste, la mémoire de la Commune est bien souvent déléguée au Secours rouge international (SRI), qui a fait du 18 mars sa journée mondiale de solidarité avec les emprisonnés politique. Dans les années 1920 et 1930, le SRI est ainsi chargé de veiller sur les derniers survivants de la Commune, qui vivent pour certains dans une situation de grande pauvreté. Après avoir envisagé de les réunir en France dans une maison de retraite spécifique, plusieurs d’entre eux sont invités en Union soviétique pour terminer leur vie dans un établissement accueillant les vétérans de la révolution.

Des vétérans de la Commune plongés dans la misère

Au printemps 1927, les dirigeants du Secours rouge international, au premier rang desquels André Marty, s’inquiètent du sort des vétérans de la Commune, dont certains sont plongés dans une grande précarité économique. Plusieurs d’entre eux survivent grâce aux aides distribuées par les organisations communistes et ouvrières de leur localité.

C’est le cas d’Antoine Gay à Marseille, qui bénéficie d’une aide financière régulièrement allouée par le PC et le SRI (dans lequel il siège au Comité central). Dans son bulletin, le SRI donne une description de son logement misérable :

« Triste pièce qui serre le cœur quand on y pénètre ! Un grabat avec deux couvertures de soldat est son lit, un vieux fourneau rouillé lui sert de cuisinière, son armoire est une caisse debout sur deux briques. On sent là une misère poignante, terrible »[1].

Antoine Gay devant son logement à Marseille. Bulletin du Comité exécutif du SRI, n°6, juin 1925.

Dans une lettre adressée au Secours rouge d’Union soviétique (MOPR), André Marty évoque, outre la situation d’Antoine Gay, celle d’Henri Fourcade, dans le 20e arrondissement de Paris, qui « vit aussi de secours plus ou moins réguliers de camarades et du Parti communiste »[2]. L’ancien mutin de la mer Noire se préoccupe également de Menard, vivant à Béziers et qui avait servi de courrier pour la Commune de Narbonne, ou encore de Jean Thénard et de sa femme menacés d’expulsion de leur logement :

« Le camarade Thenard, ancien capitaine de la garde nationale, vit avec sa femme dans la banlieue de Paris. Jusqu’ici il recevait des ouvriers de la localité de quoi manger. Depuis 2 mois, à cause de la crise de chômage, il ne reçoit presque rien et en outre, ces 2 vieillards sont menacés d’être chassés de la masure qu’ils habitent pour défaut de paiement du loyer ».

Pour ce dernier, le Comité exécutif de la section française du SRI vote en urgence le versement d’un secours de 50 francs par mois[3]. André Marty fait mention d’une dizaine d’autres personnes dont les conditions de vie seraient similaires. Il charge alors le Comité exécutif de la section française du SRI d’enquêter et de recenser les anciens communards qui sont dans la misère et n’ont pas de famille, afin de leur accorder une aide financière régulière si nécessaire.

Le projet avorté d’une maison de retraite en France

Pour les dirigeants du SRI, la situation de « ces vieux lutteurs [qui] risquent de mourir de misère » est d’autant plus urgente que la dégradation de la situation économique en France « rend de plus en plus difficile l’aide ouvrière individuelle » et que la section française du SRI est elle-même en difficulté financière. Ils estiment également que

« l’aide aux communards ne doit pas avoir la forme philanthropique et individuelle, encore moins la forme d’aumônes, mais qu’elle doit être un acte de solidarité révolutionnaire internationale »[4].

Lettre de Marty et Charles au SRI d’URSS au sujet des anciens communards, 19 avril 1927. En ligne sur Pandor.

Dans ces conditions, il est envisagé de faire l’acquisition d’une maison commune qui pourrait accueillir les vétérans de la Commune en situation de précarité ainsi que Pierre Degeyter, le compositeur de L’Internationale, qui vit pauvrement à Saint-Denis. Cette maison serait dotée d’un potager, grâce au concours du Conseil paysan français (affilié à l’Internationale paysanne). Elle disposerait également d’une salle transformée en musée de la Commune et ouverte aux visiteurs. La gestion de ce lieu serait assurée par un comité formé d’organisations de la galaxie communiste en France (SRI, PCF, JC, CGTU, SOI et coopératives), sous le contrôle du Comité exécutif de la section française du SRI. Enfin, son fonctionnement serait assuré, dans un premier temps, par une subvention ou des dons en nature de ces organisations. La pérennité du projet serait ensuite assurée par une caisse spécifique alimentée par les souscriptions auprès « des travailleurs et des organisations révolutionnaires du monde entier »[5].

Mis en sommeil durant quelques mois, ce projet est à nouveau discuté dans les instances nationales du Secours rouge entre novembre 1927 et mars 1928. Clément, membre de la direction du SRI, est chargé de reprendre en main ce dossier, toujours sous la supervision d’André Marty. Le 1er février 1928, il présente un rapport devant le Comité exécutif, dans lequel il explique avoir retrouvé 23 ou 24 vieux communards, mais qu’il doit approfondir ses investigations afin d’écarter d’éventuels récalcitrants – pour désaccord politique, ou parce qu’ils vivent déjà dans leurs familles ou dans une situation confortable. Il propose donc d’approfondir son enquête, tout en se gardant de rendre public le projet car les socialistes, en l’apprenant, « s’empareraient de l’affaire, car ils ont, paraît-il, les moyens de faire quelque chose dans ce genre »[6].

Pourtant, les discussions entre les directions nationales et internationales du SRI semblent s’enliser, en raison notamment des lenteurs pour l’établissement d’un budget solidement ficelé. Et quand, en avril 1928, Moscou donne son aval pour le lancement d’une souscription internationale sur cette question[7], il propose de la faire… en mars 1929, soit presque un an plus tard[8]. Entre-temps, le projet a pris du plomb dans l’aile, et une autre alternative s’est dessinée pour quelques-uns des anciens communards, qui sont invités à passer leurs vieux jours… dans la Commune russe.

Le dernier voyage des communards dans la Commune russe

L’Union soviétique, depuis la prise du pouvoir bolchevique, s’est muée en terre d’accueil pour de nombreux militants révolutionnaires persécutés dans leurs pays d’origine. À la fin des années 1920, elle décide d’ouvrir ses portes aux anciens proscrits de la Commune, dont le rayonnement est inépuisable. On le sait, l’expérience de l’insurrection parisienne de 1871 demeure une source d’inspiration majeure pour les bâtisseurs de l’État soviétique et le mouvement communiste international. En 1925, par exemple, la direction internationale du SRI, après avoir reçu de sa section française des éléments de biographie et une photographie d’Antoine Gay, demande l’envoi à Moscou de documents semblables pour les autres communards en vie, afin d’alimenter ses publications[9].

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la proposition du MOPR (la section soviétique du SRI) de faire venir en URSS les vétérans de la Commune en situation de précarité. Cette solution est d’abord repoussée au printemps 1927 par André Marty et les dirigeants français, qui estiment que « ces vieillards […] ne s’habitueront jamais dans un pays dont ils ne connaissent pas la langue et ne pourront que s’y démoraliser »[10].

Pourtant, dès 1925, le poète Gustave Inard (ou Hinard) avait quitté sa ville de Montataire dans l’Oise pour s’établir en Russie, après avoir participé aux célébrations du 8e anniversaire de la révolution d’Octobre. L’Humanité annonçait alors sa présence à Moscou au titre d’ancien communard et de membre du Comité central de la section française du SRI[11]. Deux ans plus tard, le chansonnier de sensibilité libertaire Achille Le Roy s’installe à Moscou à l’âge de 86 ans, à la suite de son invitation aux fêtes organisées pour le dixième anniversaire de la Révolution d’octobre. Il était considéré en Russie comme l’auteur de la chanson Le Drapeau Rouge car il avait, à son retour de déportation en Nouvelle-Calédonie, ajouté de nouveaux couplets au texte original de Paul Brousse[12]. Achille Le Roy, mais aussi Henri Fourcade – également invité aux célébrations de la révolution russe[13] – puis Antoine Gay rejoignent ainsi Gustave Inard dans la Maison des vétérans de la Révolution « Ilitch Lénine », à Moscou.

Depuis leur maison de retraite réservée aux vieux révolutionnaires, les quatre vétérans de la Commune rendent hommage à Lénine et au gouvernement soviétique qui les accueille, dans un texte publié le 16 mars 1928 dans L’Humanité. Ils déclarent notamment :

« Oui ! les Communards n’oublieront jamais ce gouvernement soviétique de nous avoir adoptés dans son sein. Cette récompense mérite une force assez puissante et nous souhaitons pouvoir donner tout notre effort pour soutenir l’URSS par tous les moyens, soit par la presse, soit par des conférences, attendu que nous sommes dans l’arène pour que si un jour nous sommes attaqués, l’on reconnaisse que les Communards sont prêts à rentrer dans l’armée rouge pour se mettre en ligne contre ceux qui voudraient terrasser le colosse bolcheviste »

L’Humanité, 16 mars 1928. En ligne sur Gallica.

Puis à l’occasion de la commémoration de la Semaine sanglante, le quotidien communiste insère dans ses colonnes, à quelques jours d’intervalle, deux lettres signées chacune par Antoine Gay et Achille Le Roy[14]. La première est destinée à leurs camarades communards restés en France, tandis que dans la seconde, ils apportent leur soutien à la manifestation au Mur des Fédérés et expriment leur impatience de voir la revanche de la Commune triompher en France. Le 28 juin, les deux vétérans signent une nouvelle lettre, depuis Moscou, pour protester contre la condamnation en Autriche du communiste hongrois Béla Kun[15].

L’Humanité, 28 mai 1928. En ligne sur Gallica.

 

L’Humanité, 3 juin 1928. En ligne sur Gallica.

 

 

Achille Le Roy meurt à l’automne 1929, après avoir été blessé en Ukraine lors du tournage d’un film sur la Commune, La Nouvelle Babylone (de Leonid Trauberg  et Grigori Kozintsev)[16]. Peu après, la mort d’Henri Fourcade le 24 décembre 1929 est annoncée dans L’Humanité deux jours plus tard. Une photographie le représentant dans son cercueil, veillé par Gustave Inard, est publiée le 5 janvier suivant. Puis Antoine Gay, le vétéran de la Commune de Marseille, décède à son tour dans la nuit du 6 au 7 juin 1930[17].

Le communard Inard, dans un meeting du SRI en Russie. Regards, 14 février 1935. En ligne sur Gallica.

Quand à Gustave Iinard, il assiste à de nombreuses réunions, meetings, manifestations ou congrès, dans lesquels il est régulièrement invité à prendre la parole. Il participe également à la garde d’honneur du corps de Kirov, membre du Comité central du PCUS, après son assassinat le 1er décembre 1934. Il meurt le 29 janvier 1935 à l’hôpital du Kremlin à Moscou. Deux jours plus tard, des « obsèques grandioses » sont organisées en Russie, lors desquelles « des vieux bolcheviks, des anciens déportés du tsarisme, des délégués des usines, des écoles ont défilé devant son cercueil »[18].

L’Humanité, 3 février 1935. En ligne sur Gallica.

 

Regards, 14 février 1935. En ligne sur Gallica

«Le dernier communard», Adrien Lejeune

Un cinquième communard, André Lejeune, s’installe à la Maison des Vétérans de la Révolution à Moscou en 1930. Peu de traces subsistent de cet homme qui sera pourtant identifié comme le dernier communard en vie, et qui sera célébré en tant que tel chez les communistes français longtemps après son décès. Adhérent au PCF depuis 1922, il n’apparaît dans les sources qu’en 1929, lorsque L’Humanité le mentionne parmi les participants au déjeuner traditionnel de l’Association fraternelle des anciens combattants et des amis de la Commune, puis à la manifestation au Mur des Fédérés[19]. Il participe encore au banquet des communards à Paris en mars 1930[20]. Quelques semaines plus tard, Adrien Lejeune quitte la France après avoir décidé, le 22 mai, de « remettre à L’Humanité 4626 fr. de rente. Ces titres deviennent la propriété du journal de la Société Nouvelle du Journal L’Humanité à dater de ce jour, sous la condition que ladite société [lui] assure une rente annuelle correspondante à celle que [lui] rapportent ces titres »[21].

À Moscou, Adrien Lejeune n’abandonne pas pour autant le combat politique. Avec Gustave Inard, il lance un appel aux ouvriers du 20e arrondissement, publié dans L’Humanité, à voter communiste lors d’une élection législative partielle en septembre 1930 :

« Moscou, 26 septembre. Nous, anciens combattants de la Commune, qui avons lutté dans ce quartier révolutionnaire de Paris, nous engageons vivement les citoyens électeurs de Belleville de porter leurs votes sur le nom du camarade Thorez. »[22]

Mais Adrien Lejeune s’engage aussi financièrement en faveur des organisations révolutionnaires, auxquelles il décide de reverser ses importantes économies. Le Secours rouge international en est le principal bénéficiaire, puisqu’il fait en 1930 un premier don de 2000 francs, versé au fonds « destiné à soulager le sort des prisonniers politiques et de leurs familles ». L’année suivante, il reçoit une lettre d’Elena Stassova, la dirigeante du MOPR, qui le remercie pour son don exceptionnel de 31 000 francs en « soutien des militants révolutionnaires victimes de la terreur blanche et du fascisme »[23]. Une brochure, intitulée « Le dernier des communards », est d’ailleurs éditée en 1931 par le MOPR, sous la forme d’un récit autobiographique largement romancé et hagiographique[24]. Au début de l’année 1932, il participe à la souscription lancée par le PCF pour les élections législatives, en donnant 1000 francs[25]. Quelques mois plus tard, il participe même au tournage du film L’Internationale du réalisateur soviétique Alexandrov[26].

L’Humanité, 14 février 1932. En ligne sur Gallica.

Désormais officiellement dernier communard depuis la mort de Gustave Inard, c’est avec ce titre qu’Adrien Lejeune participe à la relève du corps d’Henri Barbusse, après son décès à Moscou le 30 août 1935[27]. Deux ans plus tard, à l’occasion de son 90e anniversaire le 3 juin 1937, il reçoit des messages de Marcel Cachin et de Paul Vaillant-Couturier, au nom de L’Humanité, des Amis de l’URSS, du groupe parlementaire communiste, du SRI et d’André Marty[28].

Mais la correspondance de Lejeune, principalement avec des responsables de L’Humanité et du PCF, porte la plupart du temps sur des demandes matérielles afin d’égayer son quotidien à Moscou : argent de poche, café, chocolat, vin, objets divers… Un accord passé entre Lejeune, le PCF et le MOPR stipule que le vieux combattant doit recevoir « tout ce qu’il désire et tout ce qu’il demande ». Néanmoins, André Marty dénonce le fait qu’il soit « continuellement entouré de vieilles femmes qui ne cherchent qu’à vivre aux crochets du vieux Communard ». Il vise particulièrement l’ancienne femme de Gustave Inard, qui abuserait de la confiance de Lejeune pour lui soutirer de l’argent. En 1940, Marty s’inquiète également de l’isolement et du manque de considération manifestée par les autorités sanitaires russes envers le communard, qui change à plusieurs reprises d’établissements[29].

Adrien Lejeune décède finalement le 9 janvier 1942, après avoir été évacué de Moscou, assiégée par les Allemands. Il est enterré à Novossibirsk, la capitale de la Sibérie. À ce moment, André Marty exprime son souhait de voir le corps du communard rapatrié en France, dès que la France sera libérée. Pourtant après-guerre, l’esprit de la Commune est supplanté par celui de la Résistance, puis André Marty est écarté du parti en 1952…et Lejeune tombe dans l’oubli. Ce n’est que près de trois décennies après sa mort, au moment du centenaire de la Commune, que ses cendres sont rapatriées par le PCF. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 23 mai 1971, bien gardé entre la tombe de Jacques Duclos et celles des membres du Comité central du PCF, non loin du mur des Fédérés. Ainsi s’achève l’aventure des vieux communards qui, en faisant le choix de terminer leur vie en Union soviétique, avait donné corps à la lecture communiste de la Commune établissant une filiation entre les révolutions de 1871 et de 1917.

Tombeau d’Adrien Lejeune au cimetière du Père-Lachaise. Source : Amies et Amis de la Commune de Paris.

La légende du «dernier communard»

Le « dernier communard », vraiment ? Nous l’avons vu, la légende autour d’Adrien Lejeune s’est construite dès le début des années 1930 lorsqu’il vivait en Union soviétique. Pourtant, un autre militant communiste, qui avait lui aussi vécu durant la Commune de Paris, était encore en vie après la guerre. Il s’agit de Pierre Valette, né le 19 janvier 1861 et qui, à plusieurs reprises au cours des années 1930 affirma avoir participé à l’insurrection. Lors du banquet annuel des anciens communards en mars 1930, il raconte ainsi qu’il aida, alors qu’il n’était âgé que de dix ans, « à la construction de la barricade voisine de l’église de Montrouge ». S’il n’avait pas participé aux combats en raison de son âge, il a pourtant bien participé, même modestement et comme d’autres enfants, à l’événement. Membre actif de l’Association des Vétérans et Amis de la Commune durant l’entre-deux-guerres, il fut même sérieusement blessé en 1934 par des militants d’extrême-droite, alors qu’il était porteur du drapeau de l’association. Pourtant, s’il est encore présenté le 22 juillet 1945 dans L’Humanité comme « vieux communard », son décès le 1er  août 1949 est annoncé en filigrane deux jours plus tard dans le quotidien communiste, avec l’étiquette de « vieux militant des Amis de la Commune »… avant de disparaître totalement de la mémoire communiste.


[1] RGASPI, 539/3/1175, Bulletin du Comité exécutif du SRI, n°6, juin 1925.

[2] RGASPI, 539/3/1184, Lettre de Marty et Charles au Comité central de la Société des anciens forçats politiques de l’URSS, 19 avril 1927.

[3] RGASPI, 539/3/1185, Compte-rendu du Comité exécutif de la section française du SRI, 29 avril 1927.

[4] RGASPI, 539/3/1184, Lettre de Marty et Charles…, op. cit.

[5] Ibid.

[6] RGASPI, 539/3/1194, Compte-rendu du Comité exécutif de la section française du SRI, 1er février 1928.

[7] RGASPI, 539/3/1192, Lettre à la section française du SRI, 6 avril 1928.

[8] Certains dirigeants français du SRI avaient émis leur souhait de lancer cette souscription dès le mois de mai, à l’occasion de l’anniversaire de la Semaine sanglante. La décision de Moscou d’attendre le mois de mars suivant est révélatrice du décalage entre la volonté de l’Internationale communiste de valoriser politiquement la date symbolique du 18 mars, et le poids des traditions ouvrières nationales qui pèsent sur les communistes français, davantage sensibles à la commémoration de la Semaine sanglante.

[9] RGASPI, 539/3/1171, Lettre du Comité exécutif du SRI à la section française du SRI, 12 juillet 1925.

[10] RGASPI, 539/3/1184, Lettre de Marty et Charles…, op. cit.

[11] L’Humanité, 7 novembre 1925. Son nom n’apparaît pourtant pas dans la liste des membres du Comité central du SRI élus en 1925.

[12] Robert Brecy, La chanson de la Commune. Chansons et poèmes inspirés par la Commune de 1871, Paris, Éditions de l’Atelier, 1991, p. 267.

[13] L’Humanité, 28 octobre 1927.

[14] L’Humanité, 28 mai et 3 juin 1928.

[15] L’Humanité, 28 juin 1928.

[16] Notice biographique d’Achille Le Roy dans le Maitron. En ligne.

[17] L’Humanité, 8 et 16 juin 1930.

[18] P. Allot, « Le Communard G. Inard est mort », Regards, n°89, 14 février 1935 et L’Humanité, 31 janvier 1935.

[19] L’Humanité, 25 mars 1929 et 27 mai 1929.

[20] L’Humanité, 31 mars 1930.

[21] Cité par Gavin Bowd, Le Dernier Communard. Adrien Lejeune, Paris, L’Harmattan, 2007, p.77.

[22] L’Humanité, 27 septembre 1930.

[23] BOWD Gavin, Le Dernier Communard. Adrien Lejeune, op. cit., p. 78-80.

[24] Ibid., p.19.

[25] L’Humanité, 14 février 1932.

[26] L’Humanité, 15 novembre 1932.

[27] L’Humanité, 9 septembre 1935.

[28] BOWD Gavin, Le Dernier Communard. Adrien Lejeune, op. cit., p. 87-89.

[29] Ibid., p. 81-97.