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Colloque international du 1er au 3 février 2023

Organisé par IMAGER (Université Paris-Est Créteil), CREW (Sorbonne Nouvelle), et soutenu par le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée, (CRHEC, EA 4392 -UPEC), le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (CHSC, UR 2448- UVSQ), le Laboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones (LARCA, UMR 8225 – Université Paris-Cité).

Il sera possible d’assister à ce colloque en ligne, le lien dédié sera affiché en janvier 2023.
Inscription : sudetatsunis@gmail.com

L’actualité aux États-Unis de ces dernières années nous rappelle à quel point le Sud s’affirme à la fois comme un lieu de particularismes et celui d’un héritage commun, (qu’il s’agisse de l’expérience d’États anciennement esclavagistes ou du résultat de dynamiques politiques plus récentes). Comme l’écrit le politiste Michael Goldfield, « le Sud est une région à part et atypique des États-Unis. Mais c’est aussi un miroir grossissant de l’Amérique, contradiction que j’entends mettre en lumière » (Goldfield, 2020). Ces spécificités s’inscrivent dans des structures sociales, culturelles, politiques et, suivant cet auteur, avant tout économiques, selon une imbrication qui rend toute définition du Sud problématique, comme l’atteste la diversité des approches sur cette question (Odum, 1936 ; Kirby, 1983 ; Goldfield, 2020).

Cependant, quelle que soit la manière dont le Sud est défini, il est certain que la vie politique étatsunienne ne peut être comprise si l’on ne prête pas attention à la manière dont les rapports sociaux de classe et de race se nouent dans cet espace, en particulier à des moments historiques décisifs mettant en jeu leur articulation ou leur mise en concurrence. Selon Michael Goldfield, la suprématie blanche et les questions raciales se trouvent au cœur de tous les moments charnières qui jalonnent l’histoire politique des États-Unis : la période coloniale ; la Révolution et la jeune République ; la guerre de Sécession et la Reconstruction ; la défaite du populisme et la consolidation d’un système politique ségrégationniste et conservateur à partir de 1896 (victoire de McKinley, l’arrêt Plessy v. Ferguson) ; la Grande Dépression et le New Deal ; le mouvement pour les droits civiques (Goldfield, 1997). À l’occasion de la sortie du dernier ouvrage de Michael Goldfield, The Southern Key, en 2020, et en présence de l’auteur, nous proposons lors de ce colloque d’aborder ces questions.

Michael Goldfield est un militant des droits civiques et syndicaux, professeur émérite de sciences politiques et chercheur au Fraser Center for Workplace Issues de la Wayne State University. Il a écrit de nombreux livres et articles sur le travail, la race et l’économie mondiale, notamment The Decline of Organized Labor in the United States, The Color of Politics : Race and the Mainsprings of American Politics, et plus récemment, The Southern Key : Class, Race, and Radicalism in the 1930s and 1940s.

En savoir plus sur le colloque

Une rencontre avec Michael Goldfield sera organisée le mardi 7 février à 19h, au Café Le Lieu Dit, 6 rue Sorbier, Paris 20e (https://lelieudit.com/)

Olivier Maheo, historien spécialiste des Etats-Unis, coorganisateur du colloque et de la rencontre a contribué à l’ouvrage Regards croisés USA-France. Mouvements et politique en temps de crises, sous la direction de Daniel Cirera, Guy Groux et Mark Kesselman, publié aux éditions Arbre bleu, 2022.

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