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La fin de la Première Guerre mondiale voit une vague révolutionnaire déferle sur toute l’Europe. A Berlin et à Vienne, la défaite des deux grands Empires amène la proclamation de républiques en novembre 1918. Les partis ouvriers accèdent aux responsabilités. En réponse aux aspirations à une démocratie radicale et à un monde débarrassé de la guerre et de l’exploitation, des lois sociales sont promulguées mais les franges les plus radicales veulent aller plus loin et s’inspirer du nouveau modèle soviétique.

Rosa Luxemburg, leur porte-drapeau et leur emblème, est assassinée le 15 janvier 1919 par des corps francs avec le soutien du nouveau gouvernement social-démocrate. Quelques mois plus tard, à Munich, une éphémère république socialiste bavaroise est également écrasée dans le sang… par des individus qui, pour certains, deviendront les proches d’Adolf Hitler.

Dans les années 1920, la division du mouvement ouvrier, entre autres, permet au nationalisme de se développer et aboutit une décennie plus tard à l’écrasement en quelques mois par le nazisme des plus anciens et plus puissants partis ouvriers du monde.

Jean-Numa Ducange, La République ensanglantée. Berlin, Vienne : aux sources du nazisme, Armand Colin, collection Mnémosya, octobre 2022.

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