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©Droits réservés - Imprimerie Spéciale du PCF / Archives du PCF - Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

Gabriel Péri va progressivement incarner, aux côtés d’autres figures comme Paul Vaillant-Couturier ou Marcel Cachin (rédacteur en chef et directeur de l’Humanité), une certaine image du journaliste communiste français.

Minutieux, très documenté, suivant de près et souvent sur place les grandes conférences internationales, Gabriel Péri s’impose comme une référence sur les questions internationales, dans et hors des rangs du parti communiste.

Droits réservés – Mémoires d’Humanité / Archives départementales de la Seine-Saint-Denis (cote 83Fi/482 16)

À partir d’octobre 1924, Gabriel Péri devient responsable de la rubrique internationale de l’Humanité. Une fonction qu’il occupe jusqu’à l’interdiction du journal, fin août 1939. On voit sur la photographie ci-dessus Péri dans son bureau en 1930. L’affiche en yiddish annonce la tenue d’un meeting le 23 juin 1928 sur l’exploitation de la classe ouvrière en Palestine, avec dénonciation des impérialistes et du capital. Les orateurs sont Gabriel Péri, Paul Vaillant-Couturier et Pierre Morhange (traduction Zoé Grumberg).

Péri multiplie les collaborations pour d’autres titres : Regards, Clarté, les Cahiers du Bolchevisme, la Pravda, New Masses, etc. De plus, depuis sa campagne victorieuse de 1932, il est également le directeur politique du journal communiste de sa circonscription Le Prolétaire. S’intégrant pleinement dans la dynamique du Front populaire, devenu en 1937 Le Progrès, le journal survit quelques semaines à l’interdiction de la presse communiste.

Regards, 27 avril 1934, Gallica BNF

En janvier 1934, Gabriel Péri fait partie d’une « délégation ouvrière » partie observer la situation en Indochine, colonie française. Ces territoires connaissent alors une vive agitation nationaliste, durement réprimée. Conduite sous les auspices du Secours rouge internationale (SRI), cette délégation comprend, en plus du député, les militants Jean Chaintron (sous le pseudonyme de Barthel) et Elie Bruneau (pour la CGTU). En témoignant des conditions de vies des mineurs et des paysans, mais aussi en rencontrant des militants emprisonnés, il s’agit pour Péri de contribuer à un « livre tricolore de la terreur française ».

BMP, Pandor, MSH Dijon (cote brb 294)

BMP, Pandor, MSH Dijon (cote brb2708)

BMP, Pandor, MSH Dijon (cote brb764)

BMP, Pandor, MSH Dijon (cote brb1836)

La brochure occupe une place centrale dans la littérature militante de l’époque. De nombreux reportages ou discours de Gabriel Péri sont publiés sous ce format. L’édition de ce type de matériel permet de populariser Péri comme expert des relations internationales, et champion de la lutte pour la sécurité collective en alliance avec l’URSS. Il est particulièrement mis en avant dans le combat contre la politique « munichoise », en référence aux accords de Munich de l’automne 1938 où les puissances européennes livrent la Tchécoslovaquie aux appétits nazis. Face à « l’apaisement » des gouvernements anglais et français, les communistes prônent une politique de fermeté face à l’Allemagne et à l’Italie.

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