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La saison de janvier à mai 2018 du séminaire des 6 Fondations

Initié en 2015 avec l’Institut Tribune socialiste et la fondation Copernic, le séminaire s’est proposé d’organiser une série de rencontres publiques pour réfléchir ensemble, au-delà des échéances politiques, sur la possibilité d’une réelle alternative, donc une politique de « gauche », face aux grandes tendances du capitalisme contemporain. Depuis ses débuts le séminaire a élargi son partenariat en associant à son travail la Fondation pour l’écologie politique, PAM (« Pour un autre monde ») et Espaces Marx.

Cette nouvelle saison a eu lieu de janvier à mai 2018 et a compté 4 séances.

Séances

Crise des partis et nouvelles formes de la politique

Séance du 17 janvier 2018 avec Sarah LEGRAIN et Roger MARTELLI.

Les partis politiques n’ont pas bonne presse. Crise d’une forme d’organisation, héritage du siècle dernier ? Ou crise du (de la) politique, c’est-à-dire perte de confiance dans la démocratie et ses mécanismes, dont témoignerait plus particulièrement la montée de l’abstention ?

Quelles sont les solutions possibles ? Une rénovation profonde des partis actuels? Ou une transformation plus radicale de la représentation rejetant les formes d’organisation traditionnelles en développant des mouvements politiques ?

  • Sarah LEGRAIN, secrétaire nationale du parti de gauche, membre de « la France insoumise »  
  • Roger MARTELLI, historien

Le débat a été animé par Louis WEBER, ancien syndicaliste, éditeur.

Nouvelles questions nationales en Europe ?

Séance du 7 mars 2018 avec Roser CUSSO et Keith DIXON.

Les années récentes ont témoigné de la montée de préoccupations autonomistes et/ou indépendantistes dans de nombreux états européens ; c’est notamment le cas en CORSE, en CATALOGNE et en ECOSSE. Il a paru intéressant de réunir des protagonistes et/ou analystes de ces trois cas autour de la question de la résurgence des questions nationales.

En effet, bien qu’évidemment très différentes, les problématiques corse, catalane et écossaise, gagnent à être examinées comparativement dans leurs cadres nationaux comme dans le cadre européen ; les intervenants de la soirée permettront au public d’en comprendre  la complexité et l’intensité actuelles.

  • Roser CUSSO, Professeur des universités en sciences sociales, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Keith DIXON, professeur honoraire de civilisation britannique, auteur de nombreuses Chroniques d’Outre-Manche dans la revue Savoir/Agir

Le débat a été animé par Jean-Claude GILLET, professeur honoraire des universités.

Au-delà des marchés et de l’Etat, les communs ?

Séance du 11 avril 2018 avec Hervé LE CROSNIER.

La thématique des communs est, depuis quelques années, au cœur des débats. En France comme à travers le monde, elle sous-tend des milliers de mobilisations et d’initiatives innovantes.

En permettant de dépasser concrètement le face à face traditionnel du marché et de l’Etat, elle peut être riche de potentialités transformatrices pour répondre aux défis majeurs de notre temps comme à la volonté de changer la vie quotidienne.

Comme tout processus travaillant le réel, elle fait l’objet d’approches différentes, de débats, voire de controverses quant à sa nature, son périmètre ou encore sa portée. Afin d’aller plus loin dans les questionnements et les échanges, six fondations invitent Hervé LE CROSNIER, ancien enseignant-chercheur à l’Université de Caen, éditeur  C&F éditions, membre du Conseil scientifique de la Fondation de l’Ecologie Politique. Le débat a été animé par Pierre KHALFA, membre de la Fondation Copernic.

Territoires et démocratie de proximité ?

Séance du 16 mai 2018 avec Alice MAZEAUD et  Catherine TRICOT.

La question du territoire est éminemment politique. Le territoire est en effet le lieu où se lient au quotidien l’écologique, le social et le démocratique. La démocratie de proximité, outil de l’administration des territoires, est une des formes prometteuses de la citoyenneté.  Elle donne une importance nouvelle aux pratiques alternatives et à l’émergence de rapports nouveaux dans la société.

La discussion sur la démocratie à ce niveau est donc centrale. Comment la définir et la construire pour la rendre réelle ? Comment concevoir ses formes et leurs articulations ? Comment conjuguer démocratie représentative, directe, délibérative, participative ?

Alors que des tendances fortes existent à une recentralisation technocratique au service de la compétitivité, le municipalisme peut constituer une démarche stratégique. Dans l’urgence, les municipalités peuvent être les points d’appui des résistances à partir des services publics, des marchés publics et de l’emploi, de la citoyenneté de résidence, de l’égalité, du développement local. A plus long terme, elles peuvent constituer le fer de lance d’un projet alternatif. Celui-ci doit impliquer les mouvements sociaux et citoyens. Il se cherche à travers de nouveaux concepts, de nouvelles notions : le bien commun, la propriété sociale et collective, le « buen vivir », la démocratisation de la démocratie, …

  • Alice MAZEAUD, politiste à l’Université de La Rochelle
  • Catherine TRICOT, architecte-urbaniste

Le débat a été animé par Alain OBADIA, président de la Fondation Gabriel Péri.

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