En débat dans l’Humanité avec Marie-Claire Cailletaud, vice-présidente de la Fondation Gabriel-Péri, Matthieu Auzanneau, ex-directeur du Shift Project et auteur d’Or noir. La grande histoire du pétrole (la Découverte, 2015), et Sami Ramdani, chercheur à l’Iris et coordonnateur de l’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques.
Le 9 avril 2026
Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est une nécessité pour contenir le réchauffement climatique mais c’est aussi indispensable pour assurer l’indépendance de l’Europe et empêcher l’appauvrissement de la population. À l’heure du conflit au Moyen-Orient, cet enjeu se pose avec acuité.
La guerre en Iran a provoqué une crise énergétique qui ne cesse de s’aggraver. La flambée des prix du pétrole et du gaz alimente celle des carburants mais aussi celle des produits agricoles au point de menacer la sécurité alimentaire. L’industrie vacille dangereusement. Des secousses aux nombreuses répliques, au-delà du fragile cessez-le-feu conclu mercredi 8 avril entre l’Iran et les Etats-Unis1. Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est plus que jamais d’actualité.
Quelle est l’ampleur du choc pétrolier et gazier ?

Marie-Claire Cailletaud
Vice-présidente de la Fondation Gabriel-Péri
Cette crise est la plus grave qui se soit produite jusqu’à présent. Pour en prendre la mesure, il faut se pencher sur les causes de la guerre contre l’Iran. Elle fait suite au renversement de Nicolas Maduro. Il s’agissait pour les États-Unis de mettre la main sur les plus grosses réserves pétrolières mondiales et de gêner l’approvisionnement de la Chine, principal client du Venezuela.
En s’attaquant à l’Iran, les États-Unis poursuivent leur offensive contre leur rival. L’Iran est l’un des principaux fournisseurs en pétrole de la Chine et occupe une position stratégique dans les nouvelles routes de la soie développées par Pékin pour accroître sa puissance économique.
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