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Prochaine séance : La Commune de Paris : regards d’aujourd’hui (en prélude à l’année du 150ème anniversaire de la Commune de Paris 1871), Mercredi 14 octobre 2020 à 18h30.

ATTENTION: changement de lien pour suivre la conférence en direct:

https://youtu.be/NvUqbsysdqI

Le 14 octobre 2020, à 18h30, Au Maltais rouge
40 rue de Malte, Paris 11ème (métro République ou Oberkampf)

En raison des contraintes sanitaires, le nombre de places est strictement limité. L’inscription est obligatoire àinscription@gabrielperi.fr et merci de prévenir en cas de désistement pour laisser votre place à quelqu’un d’autre. 

La Commune de Paris a été plurielle. Républicains, jacobins, blanquistes, internationaux, émules de Proudhon ou de Bakounine ou proches de Marx ont agi et combattu ensemble, mais différents. Les clivages qui les distinguent sont anciens et ils ont travaillé la mémoire de la Commune par la suite. D’une certaine façon, ils sont toujours là.

Comment les assumer, sans les nier, mais sans reproduire les clivages qui ont fragilisé le combat démocratique et ouvrier ? Comment regarder aujourd’hui la Commune, dans son unité et sa diversité ?

Venez en débattre avec :

  • Roger MARTELLI, historien, co-président de l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris – 1871, qui présentera le thème général de la soirée,
  • Mathilde LARRERE, enseignante-chercheure à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée, spécialiste des mouvements révolutionnaires au XIXe siècle, qui évoquera les graffitis politiques en hommage à la Commune.

Le débat sera animé par Laurence DE COCK, professeure agrégée d’histoire-géographie en lycée à Paris, Docteure en Sciences de l’éducation.

La saison 2019-2020 du séminaire des 6 Fondations

Dans la situation actuelle de crise profonde de la représentation politique, le retour au local, aux territoires et aux citoyens peut-il être un moyen de réinventer la démocratie ?

Des modalités qui pourraient initier des dynamiques nouvelles, comme le tirage au sort, la démocratie participative ou les listes citoyennes, sont souvent dévoyées, au risque d’en faire de simples gadgets.

Il est pourtant urgent  de renouveler en profondeur les pratiques politiques actuelles, qui nourrissent le sentiment que la démocratie est mise à mal, entretiennent le désintérêt et, par conséquent, l’abstention électorale.

En savoir plus

Les 6 fondations qui, depuis cinq ans, organisent des cycles de conférences autour d’enjeux citoyens divers ont donc choisi cette année de traiter la question de la démocratie locale et des nouvelles formes d’intervention citoyenne.

Six débats auront lieu au cours de l’année 2019-2020, alternant thèmes généraux et études de cas.

  • Mercredi 16 octobre 2019, La démocratie locale à l’épreuve des évolutions institutionnelles.
  • Mercredi 20 novembre 2019, la démocratie communale : Louviers, Saillans.
  • Mercredi 15 janvier 2020, Retraites : le mouvement social peut-il gagner ?
  • Mercredi 5 février 2020, Les nouvelles formes du « municipalisme ».
  • Mercredi 14 octobre 2020, Les enseignements de la Commune en prélude à l’année du 150ème anniversaire de la Commune de Paris 1871.
  • Mercredi 18 novembre 2020, Le revenu universel.

Les séances auront lieu au Maltais rouge, 40 rue de Malte, Paris 11ème (métro République ou Oberkampf), à 18h30.

Séances récentes

Le nouveau municipalisme, le 5 février 2020.

Le nouveau municipalisme ou communalisme cherche à redéfinir la place des institutions locales et municipales dans les processus de transformation des sociétés. Il recouvre un ensemble de pratiques politiques et d’actions qui visent, en s’appuyant sur l’auto-gouvernement, un changement global en partant du local. Il s’agit ainsi de prendre en compte tous les niveaux d’intervention, sans négliger pour autant le national et les grandes régions au plan international.

Le nouveau municipalisme participe à la réflexion sur la transition sociale, écologique et démocratique. Il implique fortement la population, le territoire et les institutions. Les territoires sont, par exemple,  des lieux d’action privilégiée de la lutte contre le changement climatique. Ce qui est mis en relief, c’est la conception de la transition. Sans nier l’importance du rôle de l’Etat dans les stratégies de rupture avec le néolibéralisme dominant, il s’agit de redéfinir la place des institutions locales et municipales.

La dimension internationale du municipalisme s’est construite à travers l’altermondialisme. Ce sont les réseaux internationaux de villes qui ont permis d’élargir la vision et l’action des municipalités et du municipalisme, en prenant appui notamment sur les alliances construites avec les réseaux internationaux de mouvements.

Le débat était introduit par

Elisabeth DAU, directrice analyse et intelligence collective, Mouvement Utopia et CommonsPolis; elle a rédigé la préface à la version française du Guide du municipalisme de Debbie Bookchin et Ada Colau ;

– Magali FRICAUDET, coprésidente de l’Association Internationale des techniciens et chercheurs (AITEC).

Marine FLEURY, maître de conférence de droit public à l’université de Picardie, a animé la séance.

Retraites : le mouvement social peut-il gagner ?, le 15 janvier 2020.

Le mouvement contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement dure maintenant depuis plus d’un mois. De nombreux secteurs professionnels s’y sont engagés à un moment ou à un autre. Ce mouvement est largement appuyé par l’opinion publique.

Pourtant même s’il a fait quelques concessions sur son application, le gouvernement ne cède pas sur le fond de son projet, l’instauration d’un régime unique par points, et semble inflexible.

Comment sortir de cette situation ? Que faire pour pouvoir gagner ?

Pour en discuter, vous êtes invités à participer à une réunion-débat avec

  • Marylène Cahouet, Secrétaire nationale SNES-FSU,
  • Pierre Khalfa,Fondation Copernic, ancien porte parole de l’Union Syndicale Solidaires.

Le débat a été animé par Louis Weber, pour les 6 fondations.

La démocratie communale : Louviers, Saillans, avec Hélène Hatzfeld et Mario Bilella, le 20 novembre 2019.

Les tentatives de démocratiser les communes et de permettre aux habitants de se réapproprier collectivement les institutions locales ne datent pas d’aujourd’hui. Si la démocratie participative, qui en est une des modalités, est souvent attachée à l’expérience brésilienne de Porto Alegre, elle a des antécédents dans notre pays.

L’impulsion peut venir de l’extérieur. Ce fut le cas à Louviers où Mai 68 a vu la mise en place, par une municipalité  élue 3 ans plus tôt avec un programme « révolutionnaire » et en dehors des partis jusqu’alors dominants, d’un fonctionnement auto-gestionnaire, avec comités de quartier, politique culturelle avant-gardiste, etc.

À Saillans, l’expérience est plus récente mais en un sens plus radicale : le maire était favorable à un projet de supermarché, les habitants ont dénoncé le projet pour menaces contre le « bien vivre au pays ». Des citoyens se sont présentés aux élections municipales en 2014. Leur liste a gagné et, depuis, une révolution participative est en cours.

Le débat fut introduit par :

– Hélène HATZFELD, chercheure au Lavue. A écrit :  La politique à la ville. Inventions citoyennes à Louviers (1965-1983), Presses universitaires de Rennes, 2018

– Mario BILELLA doctorant en science politique à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne ; sa thèse porte notamment sur les processus d’innovation démocratique dans trois communes rurales, dont Saillans dans la Drôme.

La démocratie locale à l’épreuve des évolutions institutionnelles. Avec Georges Gontcharoff et Gustave Massiah, le 16 octobre 2019.

Mercredi 16 octobre 2019, à 18h30, au Maltais rouge.

Entrée libre sur inscription nominative préalable : inscription@gabrielperi.fr

Dans la situation actuelle de crise profonde de la représentation politique, le retour au local, aux territoires et aux citoyens peut-il être un moyen de réinventer la démocratie ?

Cependant, les évolutions institutionnelles de la dernière décennie, allant toujours vers le « plus grand » (métropoles, « grandes régions », territoires regroupant les communautés de communes, ces dernières elles-mêmes regroupées, regroupements cantonaux, ….), ne vont-elles pas à l’encontre de cette exigence par l’éloignement toujours plus grand du citoyen par rapport aux centres de pouvoirs ?  Le cas des métropoles n’en est-il pas l’un des plus représentatifs ?

Le Grand Paris constitue aujourd’hui un des grands terrains d’expérimentation de ces nouvelles orientations en matière de démocratie locale.

Le débat a été introduit par Georges Gontcharoff, responsable politique et associatif (ADELS, UNADEL…), acteur des politiques de décentralisation, et ancien membre du Bureau national du PSU.

Animé par Gustave Massiah, Pour un Autre Monde.

G7, contre G7, la fin d’un cycle ? De la contestation à l’alternative. Avec Bernard Dreano et Thomas Sommer-Houdeville, le 24 septembre 2019 (hors cycle)

Mercredi 24 septembre 2019, à 18h30, au Maltais rouge.

En tant qu’opération de « com », la prestation d’Emmanuel Macron au G7 de Biarritz était assez réussie. Mais de ce sommet des « sept puissances économiques » et de leurs invités il n’est pas sorti grand-chose, sinon une occupation militaro-policière de la région sans précédent…

Et le « contre G7 » organisé par des plateformes nationale et basque ? Il voulait avec ses rencontres et manifestations construire des alternatives et protester contre des puissances de plus en plus autoritaires et bellicistes, au service des multinationales.

La mobilisation est demeurée inégale, la qualité des débats variable, la contestation frontale avec le G7 jugée par certains insuffisante.

Un contre-G7 avec ses richesses et ses polémiques, à comprendre et décrypter.

Avec :

  • Bernard Dreano, président du Cedetim
  • Thomas Sommer-Houdeville, coordinateur Attac pour le dernier contre G7, enseignant-chercheur. Militant altermondialiste.

Faut-il plafonner les revenus et le patrimoine ? Avec Pierre Concialdi, le 2 octobre 2019 (hors cycle).

Mercredi 2 octobre 2019, à 18h30, au Maltais rouge.

Plafonner les revenus : pourquoi ? Comment ?

Le principe de fixer une limite supérieure aux plus hauts revenus – un « seuil de richesse » ou un « revenu maximal » – progresse dans l’opinion publique. Cependant, les propositions concrètes qui sont formulées retiennent des objectifs conventionnels (un écart maximum de 1 à 10, ou 20,…) : mais leur caractère arbitraire ne permet pas de légitimer aux yeux de l’opinion publique le principe, pourtant nécessaire, d’un plafonnement des revenus.

Quel niveau de revenu est alors compatible avec une égalité minimum ? On propose une démarche permettant de définir un objectif cible concret susceptible de rassembler, sur un horizon de moyen ou long terme, un large consensus, aussi bien dans la population que dans les forces sociales et politiques soucieuses de faire avancer ce projet.

Limiter l’inégalité de revenus ne constitue bien sûr qu’une étape dans un projet plus vaste d’émancipation qui devrait viser également à limiter l’inégalité des patrimoines, laquelle structure de façon bien plus déterminante les inégalités sociales. On montrera que le plafonnement des revenus permet également de progresser de façon significative vers ce second objectif.

Débat introduit par Pierre Concialdi, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), co-auteur du livre de la fondation COPERNIC : Vers une société plus juste – manifeste pour un plafonnement des revenus et des patrimoines, Paris, Les liens qui libèrent, 2019.

Animé par Stéphanie TREILLET, maitresse de conférences en économie.

Les saisons précédentes

Séminaire organisé par la Fondation Copernic, l’Institut Tribune Socialiste, la Fondation Gabriel Péri, la Fondation Pour un Autre Monde, la Fondation de l’Écologie politique et Espaces Marx.
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