L’Université permanente reprend son travail à la rentrée! Prochainement nous publierons le programme d’une nouvelle saison.

La Fondation Gabriel Péri est partenaire de

Université permanente, 2018/2019

36 conférences tous les mardis soir à 19h à partir du 9 octobre 2018

à l’espace Niemeyer (2, place du Colonel Fabien – 75019 Paris)

PHILOSOPHIE

Thème annuel : « Les matérialismes ».

Arguments : 

A en croire Engels, les philosophes se divisent en deux grands camps : les idéalistes et les matérialistes. Ceux qui accordent une primauté, dans l’élucidation des structures du réel, à l’esprit ; ceux qui partent de la nature et pensent l’esprit comme un phénomène dérivé.

Les séances aborderont quelques uns des grands textes de la tradition matérialiste, tradition dominée, souvent forcée de se dissimuler, de s’exprimer clandestinement.

LETTRES

Thème annuel :

Aragon

Argument :

Par la qualité de sa langue d’abord, mais aussi par la richesse de son œuvre multiple, Aragon est l’un des plus grands écrivains du siècle précédent.

Mais son œuvre – et sa vie – accompagnent, reflètent et réfléchissent aussi toute l’histoire qui fut la sienne et qui est la nôtre : les évolutions, les tragédies, les résistances, les échecs.

Lire Aragon, c’est penser la vie. C’est penser le monde. Le nôtre, celui où la défaite de l’idéal oblige à le repenser – pour savoir “s’il fait bleu dans l’homme à force de noir”.

HISTOIRE

Thème annuel :

La Révolution Française

Argument :

L’histoire de la Révolution française est, aujourd’hui encore, l’objet d’appropriations concurrentes et passionnées. Qu’il suffise de penser à la récurrence avec laquelle reviennent dans le débat politique actuel les qualificatifs de « girondins » et de « jacobins », avec quelle régularité, aussi, la figure de Robespierre est brandie comme un étendard par certains, comme un repoussoir par d’autres. Qu’il suffise enfin de rappeler les legs nombreux de cette période à notre présent, du partage entre « droite » et « gauche » en politique, jusqu’au principe d’une République reposant sur une Constitution et une Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, sans oublier le partage du territoire en départements et en communes, ou encore l’hymne, le drapeau et la devise de la France ainsi que le principe d’une instruction publique accessible à tous pour permettre à chacun de devenir pleinement citoyen. Jusque dans ses limites, la période révolutionnaire interroge notre présent, autour de questions aussi centrales que celles de l’inclusion des femmes et des « gens de couleurs » dans la Cité, celles du statut de la propriété privée ou des pratiques légitimes de l’action politique. C’est l’ensemble de ces débats ouverts par la Révolution sur la citoyenneté, l’individu, la société et l’État, qui font de cette période un « objet chaud », que notre présent n’a pas fini d’interroger.

ECONOMIE

Thème annuel :

La crise

Argument :

Comment expliquer la survenue de ces crises ? Tout d’abord, en envisageant la possibilité de leur survenue. Ainsi, la crise financière qui a éclaté en 2007, loin d’être un coup de tonnerre dans un ciel serein, présentait des signes précurseurs bien identifiés par certains économistes et observateurs attentifs.

Une étape indispensable, négative, consiste à se débarrasser des œillères que l’économie néoclassique cherche à imposer : il n’est pas possible de déduire les propriétés générales de l’économie à partir d’hypothèses qui nient la possibilité des crises. Il faut ensuite s’armer de théories explicatives et prédictives. C’est dans cette optique que s’inscrit ce cursus d’économie : donner des outils pour penser la crise, contre les visions apologétiques du capitalisme. La crise est une dimension essentielle de la régulation des économies capitalistes. Dans ce cadre, opérer un retour à Marx prend tout son sens et permet de penser la crise actuelle jusque dans ses aspects les plus profonds, systémiques.

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