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Panier

Colloque parrainé par Pierre Laurent, sénateur, et organisé par la Fondation Gabriel-Péri
Lundi 11 Octobre 2021, 9h45-18h

Palais du Luxembourg, Salle Clemenceau
15 rue de Vaugirard, 75006 Paris (RER B Luxembourg ou M4 Odéon)

Inscriptions sont closes

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Pour des raisons de sécurité les personnes inscrites doivent présenter à l’accueil une pièce d’identité et un passe sanitaire valides.

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Les Allemands durcissent leur politique des otages en procédant à des exécutions à partir de septembre 1941. Ils fusillent 800 hommes jusqu’en octobre 1943 dans l’ensemble de la France occupée, mais déportent aussi plusieurs milliers d’autres à titre de « représailles » en 1942. Le 80e anniversaire des premières fusillades d’otages en France sous l’Occupation est l’occasion d’étudier cette modalité particulière de la répression allemande : sa chronologie, ses fondements idéologiques, sa trace laissée dans la mémoire nationale.

Programme

Séance  du matin  9h45-12h30

Accueil : Pierre  Laurent, Sénateur

Présentation de la journée : Serge Wolikow

 

Les exécutions d’otages

Les premières exécutions d’otages débutent en septembre 1941. Les noms des fusillés ne sont plus publiés après octobre 1941 et la politique menée de janvier 1942 à mai 1942 rend difficile l’identification des otages et les lieux des exécutions. Les départements du Nord et du Pas-de-Calais connaissent une situation particulière.

  • Louis Poulhès : Les exécutions d’otages dans le ressort du commandement militaire en France de septembre 1941 à septembre 1943 : recensement des personnes et des lieux.
  • Laurent Thiéry : Exécutions et déportations d’otages en zone rattachée  Nord-Pas-de-Calais.

La déportation des otages

Complémentaire, mais surtout alternative aux exécutions massives d’otages pour Otto von Stülpnagel, la déportation « de représailles » est mise en œuvre entre mars et juillet-août 1942, impliquant également les débuts de « la solution finale » contre les juifs.

  • Thomas Fontaine : La déportation de « représailles »

La politique des otages

La prise d’otages, développée dès les débuts de l’Occupation à titre de prévention des désordres, affecte dans un premier temps des notables. Avec les attentats contre les installations à partir de juillet 1941, puis surtout contre les soldats allemands à partir d’août 1941, elle prend un nouveau tour, portant sur des personnes identifiées comme communistes ou juifs, associés dans le judéo-bolchevisme, « imaginaire répulsif » des nazis. Le commandant militaire Otto von Stülpnagel qui met en place la nouvelle doctrine des otages exprime cependant régulièrement auprès de ses supérieurs son opposition à une politique d’exécutions massives, avant de démissionner en février 1942.

  • Gaël Eisman : Politique des otages et logique idéologico-répressive. Le tournant de l’été 1941 dans la politique répressive du Commandant militaire allemand en France.

 

Séance de l’après midi 14 h 15-17h30

  • Johann Chapoutot : Le judéo-bolchevisme, le sens d’un amalgame nazi

Echange avec Jean-Numa Ducange.

Mémoire des otages, table ronde  animée par Guillaume Roubaud-Quashie

La politique des otages laisse une trace profonde dans la mémoire de l’Occupation, mais la commémoration doit relever, outre l’oubli, plusieurs défis en particulier celui de l’assimilation au sort de toutes les victimes de la répression et/ou  à l’identification avec celles des résistants assassinés.

  • Carine Picard Niles : L’exemple de Châteaubriant
  • Claudine Ducastel : La mémoire des convois des 45 000 et 31 000
  • Gilbert Garrel : La mémoire des otages syndicalistes
  • Georges Duffau Epstein : Les otages et la mémoire du Mont Valérien
  • Claudie Bassi-Lederman : Les otages juifs et leur mémoire
  • Alexandre Courban : Autour de Gabriel Péri.

17h 30  Conclusions de la journée : Alain Obadia, Président de la Fondation  Gabriel-Péri

 

Les intervenants:

Consultez à cette occasion Louis Poulhès « Les exécutions d’otages en France (septembre 1941-octobre 1943). Rappel factuel »

Ce colloque s’inscrit dans le séminaire Les Ateliers sur l’histoire du PCF, une collaboration entre la Fondation Gabriel Péri, la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon et l’Université de Rouen.

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